Plus d'un mois après le conflit entre l'Inde et le Pakistan, il est de plus en plus clair que New Delhi a clairement montré sa supériorité aérienne. En revanche, Islamabad, soutenue notamment par Pékin, a gagné la guerre informationnelle.Il fallait vraiment que l'Inde soit sûre de sa force et de sa puissance en « convoquant » pratiquement dans la nuit du 6 au 7 mai le Pakistan pour une bataille aérienne de plus d'une centaine d'avions. Comme deux boxeurs prêts à s'affronter sur un ring à l'heure H. Une stratégie totalement assumée par New Delhi, qui ne voulait pas jouer l'effet de surprise comme lors du conflit en 2019 et qui avait donc accepté sur le plan politique le fait de pouvoir subir des pertes. De son côté, Islamabad a eu le temps de se préparer pour contrer ce raid aérien indien en proposant la défense aérienne la plus solide possible (défense sol-air et avions de combat). Ce fut donc une bataille aérienne inédite, la plus importante depuis la fin de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec plus de 60 avions de combat indiens, dont des Rafale et des Mirage 2000 (Dassault Aviation), et entre 40 et 50 appareils pakistanais.
Des raids aériens réussis
Selon nos informations, les forces armées indiennes avaient préparé trois vagues d'assaut pour détruire les cibles identifiées comme des camps terroristes par les services de renseignement indiens dans le cadre de l'opération Sindoor. Finalement, une seule - avec en première ligne des Rafale -, a suffi pour remplir les objectifs de cette mission complexe considérée comme très réussie. Les neuf « camps terroristes » frappés, principalement par des missiles de croisière Scalp (MBDA) dans la nuit de mardi à mercredi au Pakistan en représailles à l'attentat du 22 avril au Cachemire ont été « détruits », avait affirmé dès le 7 mai une porte-parole de l'armée indienne, la lieutenante-colonelle Vyomika Singh, précisant que ces cibles avaient été « choisies pour éviter tout dommage aux infrastructures civiles ou toutes pertes civiles ». L'Inde a fait preuve de retenue tout en étant très précise opérationnellement sur les objectifs à détruire.
Très bien préparée, cette démonstration de force de l'armée de l'air indienne qui n'a pas pénétré l'espace aérien pakistanais, a clairement révélé les vulnérabilités de la défense aérienne pakistanaise, équipée de système sol-air chinois. Elle a permis de confirmer la supériorité aérienne de l'aviation de combat indienne mais elle n'a pas permis d'entamer une désescalade comme l'aurait espéré New Delhi, surpris par la riposte pakistanaise, qui a causé le 7 mai la mort de 16 civils indiens dans le village de Poonch. Cette riposte pakistanaise a entraîné de nouveaux raids indiens (8, 9 et 10 mai) particulièrement destructeurs cette fois pour les forces armées pakistanaises. Les avions de combat indiens ont ainsi détruit des systèmes sol-air, des radars, trois bases aériennes (Nour Khan, Mourid et Chorkot) et surtout un centre de commandement. Le 10 mai, un cessez-le-feu était enfin signé entre New Delhi et Islamabad.