Safran et MTU enfin prêts à développer le moteur du futur avion de combat européen (SCAF)

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Le programme SCAF a franchi une étape majeure, selon Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines.
Le programme SCAF a franchi "une étape majeure", selon Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines. (Crédits : Airbus)
Dans un communiqué conjoint, Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines ont annoncé mardi avoir "convergé sur les détails de leur partenariat d'égal à égal pour développer le moteur du futur avion de combat européen NGF"

Comme l'avait révélé La Tribune, Paris et Berlin ont trouvé un accord sur les moteurs du futur avion de combat européen NGF (New Generation Fighter) dans le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur). Dans un communiqué conjoint, Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines ont annoncé mardi avoir "convergé sur les détails de leur partenariat d'égal à égal pour développer le moteur du futur avion de combat européen NGF". Selon les deux groupes, le programme SCAF a franchi "une étape majeure".

"Une étude d'architecture du système de combat aérien du futur est engagée. Les discussions progressent entre les deux motoristes, Safran et MTU. Nous venons de recevoir une offre", a expliqué lundi au Sénat la ministre des Armées, Florence Parly.

Cet accord industriel s'appuie sur les principes définis par la lettre d'intention (LOI) signée entre les deux sociétés en février 2019, qui spécifie que Safran aura la responsabilité d'ensemble de la conception et de l'intégration du moteur et que MTU Aero Engines sera leader pour les services. Dans le cadre du schéma contractuel défini par la France et l'Allemagne, Safran Aircraft Engines sera le primo-contractant du projet et MTU Aero Engines le principal partenaire pour la première phase de Recherche & Technologie (Phase 1A).

"Cet accord est un pas en avant majeur, qui reflète la volonté de Safran Aircraft Engines et de MTU Aero Engines d'assurer une gestion solide et efficace du programme, reposant sur un partenariat équilibré et des responsabilités claires", ont déclaré le président de Safran Aircraft Engines, Olivier Andriès et le directeur des programmes chez MTU Aero Engines, Michael Schreyögg.

Société commune plus tard

Après la phase de R&T, les deux groupes ont également convenu de la création d'une société commune 50/50, qui sera créée d'ici à fin 2021 afin d'assurer les activités de développement, de production et de support après-vente du nouveau moteur qui propulsera l'avion de combat de nouvelle génération NGF. Cette société portera également les contrats et s'appuiera sur les compétences des deux sociétés mères.

Mais la répartition des tâches entre les deux industriels devra rester cohérente en fonction des compétences des deux groupes (intégration pour Safran, services pour MTU). In fine, cette société portera la certification du moteur du futur avion de combat européen. Tous les acteurs concernés par ce dossier s'étaient dernièrement "alignés" sur ce schéma industriel, avait-on assuré à La Tribune. La DGA n'attendait plus sur son bureau que les propositions techniques et financières des industriels, qui devraient arriver de façon imminente. C'est fait.

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Commentaires
a écrit le 12/12/2019 à 21:20 :
Quand on voit le lobbying autour de cette affaire.. on va droit dans le mur.
Voir l'article sur "le portail de l'intelligence économique" de Luc Sawa.., article du 12-12-2019 (Sur société.com ce Monsieur est semble-t-il : conseiller en affaires et autre conseil en gestion {Créé le 20-03-2019 et fermé le 31-10-2019 !}).
On ne peut même pas "glisser" un commentaire à son article.. Comment peut on parler d'intelligence sans ouvrir un débat d'idées !
Monsieur Luc Sawa.. a été radiée du registre du commerce et des sociétés (RCS) de Paris le 31/10/2019 et il fait apparemment encore du lobbying sur "Google" avec Saf. et MTU ?
a écrit le 11/12/2019 à 12:05 :
Ça va couter aux Européens un pognon de dingue… (le mot est faible !)
Les coûts de développement risquent d’être multipliés par 2 ou 3.. (voir l’échec du moteur Silver…, du F15..), quand on aura commencé à financer ce projet.. on ne pourra plus faire marche arrière.. les motoristes, avionneur, etc.. en remettront une « couche » à chaque aléas, spécifications non atteintes.. et les gouvernements n’auront pas d’autre choix que d’accepter et d'ouvrir leur portefeuille !
Quand aux coûts fixes d’exploitations.. environs 40 000 dollars l’heure de vol (avec des centaines de personnes au sol pour faire voler et entretenir ces avions !).
Ecœurant et révoltant.. on casse le code du travail (droit au chômage, etc..) on va réduire les retraites, on augmente la répression routière, etc.. pour ensuite s’appauvrir en finançant des programmes militaires de dingue où on ne sait pas où on va..
a écrit le 04/12/2019 à 10:29 :
Pourquoi dire Paris et Berlin au lieu de la France et l'Allemagne. Car Paris ce n'est pas que la France et Berlin ce n'est pas que l'Allemagne.
Réponse de le 04/12/2019 à 19:45 :
Tout à fait d'accord. Ce n'est même pas l'Allemagne ou la France. C'est MTU Aeroengines et Safran Aircraft Engines qui ont fait l'accord.
a écrit le 03/12/2019 à 21:16 :
Comme quoi il ne faut jamais désespérer, l'Europe avance , l'Europe construit notre futur
a écrit le 03/12/2019 à 20:32 :
Aucun intérêt, l’aviation n’a absolument plus d’avenir, c’est fini cette époque et heureusement
a écrit le 03/12/2019 à 18:40 :
Enfin une marque de construction européenne dans ces temps de déconstructions tout azimut.
a écrit le 03/12/2019 à 17:01 :
Donc, après la 1ère phase de R&T, le chantage allemand pourrait recommencer ?
Réponse de le 03/12/2019 à 20:17 :
Alain : d'accord avec vous ,après avoir bien acquis le savoir de SAFRAN/SNECMA ( expérience d'un moteur complet M88) , l'industriel allemand avec le Bundestag en appui reviendra à la charge pour demander plus : le politique vend un des derniers domaines où la France posséde une avance
question : est ce que l'allemagne veut faire un programme commun avec la France sur un domaine où elle est en avance comme les machines outils , les voitures haut de gamme : bien sur que NON
a écrit le 03/12/2019 à 16:14 :
le climat vous remercie !
Dieu que notre espèce est c...e !!
a écrit le 03/12/2019 à 13:22 :
Oui bonne nouvelle, alors nous souhaitons un réacteur à poussé vectoriel, forte puissances, faible consommation, et grand fiabilitée....
Ils seraient importànt d'avoir un rapports de pousser superieur àu poids total de l'appareil et pouvoir átteindre la vitesse de croisière sans la postcombustion .
Réponse de le 04/12/2019 à 13:50 :
On pourrait monter un moteur diesel pour accélérer au décollage aussi. Mon avis d'expert.

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