Salon du Bourget : l'Inde en force malgré le crash
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Pour la première fois, l'Inde dispose d'un pavillon au Salon du Bourget.
Florine Galéron
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Pour la première fois, l'Inde dispose d'un pavillon au Salon du Bourget.
Florine Galéron
Le sous-traitant aéronautique basque Lauak passe sous pavillon indien en rejoignant la multinationale Wipr : l'annonce a été faite mercredi dernier à quelques jours de l'ouverture du Salon du Bourget. En mars, La Tribune révélait des discussions entamées par le groupe lotois Figeac Aero pour être racheté par Mahindra. Sans compter le sous-traitant AD Industries racheté l'an passé par le groupe indien Motherson.
L'Inde avance ses pions dans la filière aéronautique européenne. Et pour la première année, le pays le plus peuplé du monde dispose d'un pavillon au Salon du Bourget, signe de ses ambitions dans le secteur. Même si la présence de l'Inde reste plus modeste que celle des nations historiques comme la France (un millier d'exposants) ou de l'Italie (une centaine de sociétés représentées), une quinzaine d'entreprises ont fait le déplacement.
C'est le cas, par exemple, du constructeur d'avions et d'hélicoptères Hindustan Aeronautics Ltd. (HAL). Le groupe Tata, considéré comme le « père de l'industrie indienne », dispose pour la première fois d'un chalet et d'une délégation de 50 personnes pour couvrir la grand-messe de l'aéronautique. Endeuillé en fin de semaine dernière par le crash du Boeing 787 d'Air India, compagnie nationale reprise en 2022 par le conglomérat industriel, le groupe a annulé toutes ses interventions médiatiques. Les négociations commerciales vont, elles, se poursuivre toute la semaine. Et à l'intérieur de son chalet, Tata Consultancy Services fait la démonstration d'un robot quadrupède utilisant la vision artificielle pour détecter instantanément les dommages sur un avion et guider les techniciens avec un casque de réalité virtuelle.
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Basé à Bangalore, le sous-traitant Hical qui fabrique notamment moteurs, câbles et autres équipements pour la filière, expose pour la première fois, espérant profiter du salon pour renforcer ses liens avec les acteurs européens. « Nous avons déjà un joint-venture avec Thales (NSE) et nous travaillons avec Safran, mais nous aimerions aussi nouer des contrats avec Airbus et d'autres acteurs en Europe », explique Suresh Thatti, vice-président du développement commercial de la société, qui emploie 800 personnes. Le dirigeant estime que le crash de l'avion indien n'aura pas « d'impact » sur les négociations commerciales cette semaine.