Aéronautique : Figeac Aero proche de passer sous pavillon indien

Florine Galéron
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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aero.
Rémi Benoit

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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aero.
Rémi Benoit
Article publié le 5 mars à 12h04 et mis à jour le 7 mars à 10h45 avec le communiqué publié par Figeac Aero
C'est l'un des fournisseurs aéronautiques français les plus emblématiques. Fondé en 1989 dans le Lot, Figeac Aero a connu une croissance fulgurante, passant de 19 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2000 à 447 millions en mars 2020 et devenant ainsi le premier sous-traitant aéronautique en Europe. Après le cataclysme du Covid, qui a divisé par deux son chiffre d'affaires, le fabricant de pièces aéronautiques voit le bout du tunnel. Figeac Aero a battu un record de free cash flow et réalisé un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros sur le premier semestre de l'exercice en cours, où il devrait se rapprocher de son niveau d'avant crise.
Les perspectives à moyen terme du groupe, qui emploie plus de 3 500 personnes dans le monde, sont florissantes. « D'ici à 2028, notre chiffre d'affaires va quasiment bondir de 50 % pour s'établir entre 550 et 600 millions d'euros », confiait en décembre dernier à La Tribune son PDG fondateur Jean-Claude Maillard.
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Tout semble désormais réuni pour concrétiser la vente de l'entreprise, une perspective que le capitaine d'industrie, âgé de bientôt 68 ans, avait déjà évoqué par le passé. Selon nos informations, Jean-Claude Maillard mène depuis plusieurs mois des discussions pour céder l'intégralité des parts de l'entreprise au groupe indien Mahindra. Sa famille détient aujourd'hui près de 54 % du capital, tandis que le fonds ACE Aéro Partenaires (géré par Tikehau) en possède 27 %. Joint par La Tribune, le dirigeant ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet.
Florine Galéron