Mondialisation : se passer du titane russe, le chemin de croix de l'aéronautique européenne
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Les capacités et le savoir-faire de VSMPO-Avisma mettront des années à être remplacés.
Reuters
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Les capacités et le savoir-faire de VSMPO-Avisma mettront des années à être remplacés.
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Vecteur de la mondialisation, l'aviation telle que nous la connaissons aujourd'hui est aussi le produit de cette même mondialisation. Les deux grands constructeurs, Boeing et Airbus, et les principaux équipementiers sont américains et européens, mais leurs chaînes d'approvisionnement s'étendent sur plusieurs continents, en particulier pour les matières premières. En deux ans, cet édifice a été percuté coup sur coup par la crise du Covid-19, avec des fermetures et des licenciements parfois massifs, et par la guerre en Ukraine. Le conflit fait peser une menace sur plusieurs filières, à commencer par celle du titane prise entre le risque de tomber sous le coup des sanctions occidentales à l'encontre de la Russie, de voir Moscou couper les vannes par mesure de représailles, ou tout simplement d'une rupture des chaînes logistiques du fait des combats. Dès lors, se pose la question pour les industriels occidentaux de s'émanciper provisoirement ou définitivement des approvisionnements venus de Russie... mais la réponse est loin d'être évidente.