Si, si Manurhin engrange encore des commandes

Manurhin a signé une nouvelle commande d'un montant de 11 millions d'euros auprès d'un groupe belge.
Michel Cabirol

2 mn

Le carnet de commandes de Manurhin s'élève à plus de 100 millions d'euros
Le carnet de commandes de Manurhin s'élève à plus de 100 millions d'euros (Crédits : Manurhin)

Manurhin bouge encore. En dépit de ses difficultés financières - la société mulhousienne a été placée sous le régime de la sauvegarde en juin dernier - et des banques qui lui tournent le dos - plus de crédit export -, le fabricant de machines de cartoucherie "Made in France", qui exporte 100% de sa production, gagne encore des contrats.

Selon nos informations, Manurhin a récemment signé une commande d'un montant de 11 millions d'euros auprès d'un groupe belge, qui a pris la décision de financer lui-même ce contrat. Il est vrai que Manurhin est assis sur une marque internationalement reconnue de la Colombie à Oman en passant par la France. La PME a installé plus de 13.000 machines dans plus de 60 pays. Résultat, la technologie "made in France" de Manurhin, reste encore plébiscitée par ses clients dans le monde entier.

Un carnet de commandes de 100 millions d'euros

Ce nouveau succès commercial gonfle le carnet de commandes de Manurhin à plus de 100 millions d'euros. Soit trois années d'activité pour le site historique de Mulhouse, qui est actuellement touché par des mesures de chômage partiel. Une commande qui en appelle d'autres. La PME aurait un potentiel pour décrocher 150 millions d'euros environ de commandes à court terme si ces dernières étaient financées, selon nos informations.

Pourtant la France, qui vient de renforcer son arsenal pour soutenir les entreprises qui exportent, a complètement laissé tomber Manurhin. Pourquoi? La faute à son actionnaire minoritaire, le groupe slovaque Delta Defence (34%), qui effraie les pouvoirs publics. Ce qui a entraîné les difficultés de Manurhin, qui cherche donc de nouveaux actionnaires. Lors du salon IWA de Nuremberg (9-12 mars), Manurhin a discuté avec plusieurs industriels européens du secteur de la défense intéressés pour entrer dans son capital. Il faut dire que les perspectives de développement de Manurhin, portées par un marché mondial en forte croissance, pourraient exciter des convoitises de groupes très intéressés de mettre la main sur une PME, leader mondial de son secteur.

Michel Cabirol

2 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 6
à écrit le 31/07/2018 à 15:55
Signaler
on. un talent particulier en France.....faire disparaitre nos entreprises industrielles par manque de capitauw alors que les carnets de commandes sont pleins......apparemment, ceux qui ne paient plus d isf n investissent pas chez nous......il faudrai...

à écrit le 13/03/2018 à 14:48
Signaler
Curieux ces "pudeurs" de fonctionnaires qui n'hésitent pas par ailleurs à frayer avec le"diable" en Syrie. Ce ne serait pas plutôt que l'actionnaire qui déplait ne permettrait pas le trafique d'influence entre soi ?

à écrit le 13/03/2018 à 12:23
Signaler
Il faut virer cet actionnaire, et nationaliser provisoirement cette entreprise avant de lui trouver un actionnaire fiable !!! C'est scandaleux, car certains actionnaires notamment étrangers ne viennent que pour acquérir les brevets puis fermer les e...

à écrit le 13/03/2018 à 8:33
Signaler
"La faute à son actionnaire minoritaire, le groupe slovaque Delta Defence (34%), qui effraie les pouvoirs publics" Et comment on a pu laisser un investisseur étranger acheter une entreprise française ancestrale de fabrique d'armes ??? Pitoyab...

le 13/03/2018 à 12:43
Signaler
Je pense que la réponse se trouve dans le fait que cet actionnaire est slovaque. ils ont du penser que c'est un actionnaire de l'Union Européenne, et il n'y avait pas auparavant de contentieux avec une entreprise slovaque : "petit pays sans dange...

le 13/03/2018 à 16:00
Signaler
C'est aberrant...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.