Spatial : l'Europe développe son autonomie stratégique dans les micropuces

 |  | 1007 mots
Confié à Thales Alenia Space Espana, le Projet Promise vise à améliorer la compétitivité et l'autonomie de l'industrie spatiale européenne
Confié à Thales Alenia Space Espana, le Projet Promise vise à améliorer la compétitivité et l'autonomie de l'industrie spatiale européenne (Crédits : Thales Alenia Space)
Et si l'industrie spatiale européenne en avait enfin terminé avec la réglementation ITAR dans le domaine des circuits intégrés (ASIC). La Commission européenne a lancé le programme Promise, confié à Thales Alenia Space, en vue de réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis de pays tiers, dont les États-Unis.

Des satellites entièrement "Made in Europe", ce sera possible à partir de 2022. C'est un contrat certes très modeste (2,8 millions d'euros) mais qui pourrait avoir une portée stratégique très importante pour l'industrie spatiale européenne. La Commission européenne a confié en début d'année à Thales Alenia Space Espana le projet Promise (PROgrammable MIxed Signal Electronics), qui pourrait, selon Thales Alenia Space, assurer "l'indépendance technologique de l'Europe pour les futures missions spatiales et garantir sa compétitivité" dans le domaine des satellites, des mini aux très gros.

"Promise positionnera l'industrie spatiale européenne à la pointe des solutions compétitives et permettra aux entreprises participantes de jouer un rôle de premier plan dans les projets spatiaux du futur", a estimé le PDG de Thales Alenia Space Espana, Eduardo Bellido.

C'est dans ce cadre que Thales Alenia Space (TAS) Espana a été sélectionné parmi une dizaine de concurrents pour diriger un consortium dans le cadre du programme Horizon 2020 de la Commission européenne. Épaulé par sa maison mère, TAS Espana est accompagné de PME innovantes comme ISD en Grèce et MENTA en France, ainsi que les instituts de Recherche & Technologie IMEC en...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/06/2020 à 13:45 :
"En trois ans, la Chine a quintuplé ses investissements dans la production de puces électroniques, les portant à 11 milliards de dollars en 2018 selon le cabinet IC Insights. Elle investit désormais plus que l’Europe et le Japon réunis. "
Et nous on se vantent d'un investissement de 2.8 millions d'euros c'est rigolo.
a écrit le 03/06/2020 à 18:39 :
Je suis surpris de ne pas voir STMicro ?
a écrit le 03/06/2020 à 16:08 :
L'Europe que vous confondez avec l'UE de Bruxelles n'est qu'un conglomérat qui tirent chacun la couverture a soi pour profiter, pendant que d'autres grelottent!
a écrit le 03/06/2020 à 12:18 :
Le matériel utilisé dans l'industrie électronique est essentiellement américain : ou sera donc l'indépendance ? L'Europe est bien plus qu'allier des USA, elle est aligné sur tous les plans : politique, financier, social, militaire et sanitaire. Le COVID nous a démontré que nous sommes totalement dépendant du bon vouloir des autres. Les intérêts américains sont bien mieux défendus par la commission que ceux de ses membres. La commission devrait se déclarer ouvertement succursale américaine : les conflits d'intérêts ne doivent-ils pas être signalé ?
Réponse de le 04/06/2020 à 8:47 :
L'étape la plus importante dans la fabrication des puces est la lithographie maîtrisée de façon quasi monopolistique par une société européenne ASML.
Renseignez vous et vous verrez que l'Europe est incontournable pour les usa , sauf à racheter cette compagnie mais le capital est verrouillé.
Réponse de le 04/06/2020 à 11:45 :
ASML qui a fait des progrès déterminant par l'acquisition d'une pépite américaine.... Brion Technologies CA.
Réponse de le 04/06/2020 à 12:03 :
En effet le chiffre d'affaire de ASML correspond au total des ventes d'armement francais, pas étonnant que la hollande nous surpasse.
a écrit le 03/06/2020 à 9:11 :
Vaste blague. Vu le montant et l'éparpillement des fonds ça ne va pas aller très loin.
En matière d'indépendance de composants pour s'affranchir de l'ITAR voir plutôt la société Nanoexplore.
a écrit le 03/06/2020 à 6:56 :
Ils n'est pas açeptable d'être dépendant de certain etats pour le développement technologique de certain de nos savoir faire...
Cette histoire de coût financier et surtout la pour cacher la perte de savoir faire de nos industriel .... Mais bon , îls ne faut pas le dire... Se n'est pas politiquement correcte . Chere nous tous vas bien , madame la marquise , tous vas bien ...
Réponse de le 03/06/2020 à 10:28 :
Si vous trouvez des puces/circuits intégrés sur le marché, qui font le job, vous imaginez fabriquer les mêmes vous même ? A une époque les téléviseurs Sony utilisaient des circuits intégrés européens (TDA TBA etc) puis en ont produit des versions "améliorées" de leur cru, pas des clones.
Parfois un matériel militaire contenant des éléments allemands est refusé à la vente à l'étranger (Angela dit niet à Macron, ou nein, plutôt), y a pas que les USA qui peuvent faire blocage.
Les horloges atomiques dernière génération embarquées dans la constellation Galiléo elles sont de fabrication européenne ou américaine voire chinoise ?
Je croyais que la France avait été modelée "services" et non plus "industrie" (sale, bruyant, etc), on le voit pour la métallurgie, les couvercles de réacteurs EPR et le reste.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :