Le Contrôle général des armées, qui a remis son rapport au ministre Sébastien Lecornu, a validé la procédure contractuelle menée par la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information. En conséquence, le ministère a notifié au tandem Hewlett-Packard et Orange le contrat pour l'acquisition d'un supercalculateur pour le compte l'Agence ministérielle pour l'IA de défense (AMIAD).C'est signé ! Le contrat de plus de 100 millions d'euros portant sur l'acquisition d'un supercalculateur pour le compte l'Agence ministérielle pour l'IA de défense (AMIAD) a été notifié mercredi au tandem Hewlett-Packard et Orange, selon nos informations. Cette signature a pu s'effectuer qu'une fois le rapport du Contrôle général des armées (CGA) sur la procédure contractuelle menée par la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (Dirisi), a été rendu au ministère des Armées, comme Sébastien Lecornu s'y était engagé.
Selon nos informations, le rapport du CGA a été sans appel dans le sens où il confirme que la procédure contractuelle a été menée dans les règles de l'art. Sur la question du prix, le CGA a constaté des marges différentes entre les deux industriels mais qui n'ont pas révélé des différences qui suggèrent un dumping. Hewlett-Packard était moins-disant en termes de prix d'achat (un écart de prix de l'ordre de 15% à 20%). Résultat, le ministère a autorisé la notification de ce contrat.
Plan de reconquête sur l'IA
Le ministère ne veut pas lâcher Atos et va l'accompagner pour monter en puissance sur l'IA. Selon nos informations, la Direction générale de l'armement (DGA) va proposer au groupe de technologies numériques une réunion dans les prochains jours, probablement après les vacances de la Toussaint, pour définir un plan d'accompagnement. La DGA sera le maître d'oeuvre de ce plan, qui associera également l'AMIAD, la DGSE, le CEA-DAM, et bien sûr la Dirisi. La DGA devrait orienter les efforts d'Atos vers la recherche et le développement de certaines briques technologiques. En outre, le ministère des Armées pourrait lancer une chaire technologique en associant notamment Atos à l'AMIAD et à l'école Polytechnique.
L'objectif du ministère est qu'Atos soit prêt pour le prochain marché de supercalculateur d'ici deux à trois ans. Un supercalculateur qui aura des usages encore plus souverains. Le ministère aimerait alors choisir une filière un peu plus souveraine.