Atos : le plan de sauvegarde accéléré validé
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Le plan de sauvegarde de l'ex-fleuron français de la tech à été validé ce jeudi par le tribunal de commerce.
Stephane Mahe
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Le plan de sauvegarde de l'ex-fleuron français de la tech à été validé ce jeudi par le tribunal de commerce.
Stephane Mahe
Soulagement pour Atos. Le plan de sauvegarde de l'ex-fleuron français de la tech a été validé par le tribunal de commerce. Il vise notamment à alléger la dette colossale de la société et il sera réalisé entre novembre 2024 et début janvier 2025, a précisé Atos dans un communiqué. Pour rappel, le groupe français aux 90.000 employés dans le monde est endetté à hauteur de près de 5 milliards d'euros. Il connaît depuis plusieurs années une période de déconfiture financière doublée d'une crise de gouvernance.
Son plan de restructuration, voté début septembre, a été élaboré après l'abandon du rachat par l'actionnaire principal Onepoint et son dirigeant David Layani. Outre un allègement de la dette de 3 milliards d'euros, il prévoit une augmentation de capital et une dilution « massive » de la valeur des actions. Le cours de Bourse de l'entreprise, sortie du CAC 40 en septembre 2021, a chuté de 90% depuis le début de l'année et vaut désormais moins d'un euro.
Ce jeudi, le groupe informatique a également publié ses résultats. Il apparaît que son chiffre d'affaires est en recul de plus de 10% au troisième trimestre, en raison notamment de résiliations de contrats, tandis que ses prises de commandes ont dégringolé de plus de 30%.
Le chiffre d'affaires s'est établi à 2,3 milliards d'euros, en chute de 10,5% par rapport au même trimestre de l'année précédente. Les prises de commandes ont dégringolé de plus de 30%, à 1,5 milliard d'euros au troisième trimestre.
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« Les clients ont très bien compris qu'il n'y avait pas d'incertitude sur notre capacité à restructurer », a-t-il ajouté.
Un vent nouveau souffle néanmoins sur le groupe informatique. Outre la validation du plan de sauvegarde ce jeudi, Atos a annoncé la nomination d'un nouveau PDG la semaine dernière : Philippe Salle. Il a pris ses fonctions en tant que président du conseil et deviendra pleinement PDG le 1er février 2025.
Le dirigeant, passé par de grandes entreprises (Total, McKinsey, Altran, Elior...), était depuis décembre 2017 directeur général du groupe Emeria. Dans le cadre de son arrivée à Atos, il est prévu qu'il investisse « au moins 9 millions d'euros dans la société ». Il succédera à Jean-Pierre Mustier, qui avait pris les rênes d'Atos en juillet 2024, après le départ de l'ancien directeur général Paul Saleh.
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Du côté des élus syndicaux, la nouvelle a été diversement accueillie. « On espère avoir enfin quelqu'un qui trace une route industrielle, pas seulement une vision financière », avait alors réagi Jérôme Loriot, secrétaire du Comité social et économique centrale d'Atos France. De son côté, Fabrice Lorioux, délégué syndical Unsa, « attend de voir » le projet que présentera le nouveau dirigeant, dont l'arrivée pourrait « rassurer les clients et les créanciers ».
(Avec AFP)
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