A Kourou, ça balance entre confiance et « peur bleue », selon l'expression du directeur du transport spatial à l'Agence spatiale européenne (ESA) Toni Tolker-Nielsen lors d'un point de presse le 25 juin. Confiance et optimisme parce que toutes les équipes, qui ont travaillé sur le programme Ariane 6 (ESA, CNES, ArianeGroup, notamment), ont la conviction qu'elles ont vérifié tout ce qui pouvait l'être avant le vol inaugural d'Ariane 6, que toute l'Europe attend. « Peur bleue » parce que cela reste un vol inaugural avec sa part de risques, et, donc de mystères, comme par exemple le comportement de l'étage supérieur propulsé dans une gravité très faible. « Tout le monde reste modeste devant la complexité du système (Ariane 6, ndlr) et devant les risques, qui de toute façon ne peuvent pas disparaître », a reconnu le directeur des programmes civils d'ArianeGroup, Franck Huiban. Ariane 6, de conception entièrement nouvelle, a été développée pour succéder à Ariane 5 en tant que système de lancement européen de charges lourdes.