Doux : ouverture d'un comité central d'entreprise sur l'avenir du volailler

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Un comité central d'entreprise (CCE) se tient ce mardi au siège du groupe Doux. Une douzaine d'offres de reprise ont déjà été déposées, dont les montants n'excéderaient pas les 40 millions d'euros, soit dix fois moins que sa valeur, selon les syndicats. Le tribunal de commerce de Quimper devrait statuer le 27 juillet.

La saga Doux continue. Un comité central d'entreprise (CCE) s'ouvre mardi matin au siège du groupe Doux à Châteaulin (Finistère) pour évoquer l'avenir de l'ex-numéro un européen de la volaille, mis en vente après son placement en redressement judiciaire début juin. Une douzaine d'offres de reprise ont déjà été présentées aux administrateurs judiciaires. Le tribunal de commerce de Quimper devrait statuer lors d'une audience le 27 juillet, mais la décision devrait être mise en délibéré.

Parmi les offres figure notamment celle du groupe Sofiprotéol qui rassemble, sous forme d'un consortium, différents acteurs français du secteur volailler : Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont également fait des offres individuelles.

Des offres de reprise dont le montant ne dépasserait pas les 40 millions d'euros

Selon les syndicats, qui espèrent une amélioration des offres avant la date limite de dépôt au tribunal de commerce de Quimper le 23 juillet, le montant des offres de reprise du volailler breton n'excède pas les 40 millions d'euros pour une valeur dix fois plus importante. Ils craignent aussi le licenciement de près de la moitié, voire plus, des 3.400 salariés du groupe. Jugeant "dérisoires" les offres de reprise, le groupe a riposté samedi en proposant un plan de continuation de l'activité avec entrée au capital des éleveurs, qui ne pourra être présenté qu'à partir du 15 octobre.

Doux emploie 3.400 personnes en France, essentiellement en Bretagne, mais aussi dans le Centre, les Pays de la Loire et le Pas-de-Calais, sans compter les milliers d'emplois induits et les contrats avec 800 aviculteurs.

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Commentaires
a écrit le 17/07/2012 à 13:08 :
40 millions c est deja bien cher payé pour 400 millions de dette. Personne ne mettra un centime de plus. Les eleveurs au capital ? Avec quel argent...
Le mieux est que doux soit decoupé et racheté par different groupe ce qui garantirait la continuité pour tous les eleveurs. Concernant la liquidation du reste, la famille doux doit payer, saisie du mobilier, chateau et tout le tralala, vente des actifs etc. Aucune pitié a avoir pour des gestionnaires aussi calamiteux
a écrit le 17/07/2012 à 11:09 :
un audit ....sur les marges arrieres et les les intérêts rakettes parles banques
a écrit le 17/07/2012 à 11:07 :
Après l'industrie c'est au tour de l'agro alimentaire. Ne restera bientôt que la fonction publique.
a écrit le 17/07/2012 à 10:43 :
Faudrait quand même faire un petit effort sur le cadrage de la photo (bizarre non!)

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