Burberry et Interparfum divorcent

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Le groupe britannique met fin aux discussions avec Interparfum. Il rachète sa licence parfum au prix de 180 millions d'euros. Philippe Benacin, président d'Interparfum, veut se lancer dans la mode.

Fin de partie. Burberry vient d?annoncer qu?il reprend ses activités de licence. Il met fin au contrat qui le liait à Interparfum jusqu?en 2017. Le groupe français touchera 180 millions d?euros en compensation, soit l?équivalent de cinq années de résultat opérationnel assuré par Burberry chez Interparfum. Les deux groupes discutaient de l?avenir de leurs relations depuis dix-huit mois. Mi-juillet, Burberry avait exercé une option pour rompre son contrat de licence exclusif avec le groupe français de parfums. L?affaire n?a pas trainé. Dix jours après, voilà les deux groupes déliés de leur contrat. Il prendra officiellement fin le 31 décembre 2012.

2% de son chiffre d'affaires mondial

Burberry dit continuer à réfléchir à diverses options stratégiques pour développer pleinement, à l'avenir, son activité dans la parfumerie et la beauté. Celle-ci ne représente que 2% de son chiffre d?affaires mondial (1,85 milliard de livres en 2011, soit soit 2,3 milliards d?euros, en hausse de 24%). Le groupe britannique a monté une équipe dédiée à cette activité. « Une sorte de shadow-cabinet », indique la direction du groupe Interparfum. Il lui reviendra de prendre en charge l?ensemble des charges de cette activité, dont les stocks. Elle exigerait un besoin en fonds de roulement de l?ordre de 250 à 270 millions d?euros.

Interparfum veut racheter une marque de mode

Philippe Benacin, président d?Interparfum, minimise les conséquences de la perte de ce gros contrat. Burberry lui assurait 55% de ses ventes mondiales, soit 222 des 398,3 millions d?euros de l?exercice 2011. Le français dit être en mesure de compenser ce manque à gagner. « Il nous faudra deux à trois ans », indique-t-il. Interparfum caresse l?espoir que les licences Jimmy Choo, Boucheron, Balmain, Repetto et Montblanc montent suffisamment en puissance pour reprendre le dessus. Il envisage aussi d?avoir recours à la croissance externe. Philippe Benacin observe notamment le marché de la mode pour mettre la main sur une marque générant « 50 à 300 millions d?euros » de chiffre d?affaires, a-t-il récemment indiqué, lors d?une rencontre avec la presse française. Objectif : appliquer son savoir-faire dans la gestion de licences de parfums et de cosmétiques à l'industrie de la mode. Une perspective qui pourrait rassurer la Bourse. Le titre Interparfum a été particulièrement chahuté par le clash Burberry.

 

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Commentaires
a écrit le 27/07/2012 à 17:42 :
Belle affaire pour Interparfums qui pourra reprendre Escada par exemple à une certaine famille ... Mittal, On aura noté par ailleurs que PPR sait conserver son statut "d'allemand" à Puma ou "d'italien" à Gucci, dispose de cash avec une vente récente de CFAO. Saurait-il conserver son statut "d'anglais" à Burberry ??
a écrit le 27/07/2012 à 17:38 :
C'est Interparfums qui à mis fin aux discussions ...

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