Pernod Ricard qui trinque en Chine veut économiser 150 millions d'euros

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Pékin lutte contre une corruption trop ostensible. Et les groupes de vin et spiritueux en font les frais. Dernier en date à l'indiquer: Pernod Ricard qui publie un avertissement sur résultats ce jeudi.
Le deuxième acteur mondial du marché derrière Diageo prévoit désormais une croissance de 1% à 3% de son résultat opérationnel courant pour l'exercice 2013-2014 qui s'achève fin juin. Auparavant, il s'attendait à voir ce résultat croître de 4% à 5%.
Une ambition revue à la baisse à cause du ralentissement en Chine où ses ventes ont baissé de 18% l'an dernier et où la situation ne serait pas prête de s'améliorer, au moins jusqu'en juin 2014. C'est ce qu'indique le directeur général du groupe français Pierre Pringuet, cité dans un communiqué:
D'autres entreprises du secteur ont connu des mêmes difficultés similaires. C'est le cas de Rému Cointrau par exemple.
Globalement, le chiffre d'affaires du premier semestre de cet exercice atteint 4,6 milliards d'euros, sans prendre en compte l'effet des taux de change. Par rapport au premier trimestre de l'année précédente, il baisse de 1%. Le résultat opérationnel courant grimpe de 2% à 1,4 milliards d'euros. Mais, en raison d'un "effet devise défavorable", le résultat opérationnel baisse de 7%.
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En dehors de la Chine, les recettes ont cependant augmenté de 2% en Asie, 4% en Europe et 3% sur le continent américain.
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Dans ces conditions, l'entreprise prévoit un plan d'économie de 150 millions d'euros étalé sur trois ans. Baptisé "Allegro", ce plan s'est donné un triple objectif "simplification, priorisation et mutualisation", selon le directeur général adjoint finances de l'entreprise, interrogé par l'AFP. "il est possible qu'il y a ait des impacts sur l'emploi" mais rien est décidé pour l'instant, a-t-il précisé. Le groupe emploie 19.000 personnes dont 2.800 en France
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