L'honneur retrouvé du clan Spanghero grâce à un tweet

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Le site de l'ex-entreprise Spanghero, à Castelnaudary (Aude), devenue La Lauragaise, le nom Spanghero ayant été souillé par le scandale du « Horsegate ». / Reuters
Le site de l'ex-entreprise Spanghero, à Castelnaudary (Aude), devenue La Lauragaise, le nom Spanghero ayant été souillé par le scandale du « Horsegate ». / Reuters (Crédits : Reuters)
En février 2013, la société Spanghero SA fait les gros titres. Cette entreprise agroalimentaire basée à Castelnaudary (Aude) est accusée d'avoir fourni de la viande ayant servi à confectionner des lasagnes Findus. Censées être au boeuf, celles-ci contenaient du cheval.

Jusqu'alors respectée dans le Sud-Ouest, la famille Spanghero, célèbre pour avoir fourni plusieurs grands joueurs au XV de France, voit son nom souillé par un scandale national. Quelques jours après la nouvelle, Laurent Spanghero, ancien rugbyman devenu homme d'affaires, explique son désarroi à Corse Matin :

« Nous sommes atterrés. Nous sommes six frères avec des enfants et des petits-enfants s'appelant tous Spanghero. Dans la rue, on va dire : "Ce sont eux les responsables". »

Pourtant, le clan n'a plus aucun rapport avec la société homonyme. Minée par la crise de 2008, la famille l'a cédée pour un euro symbolique en avril 2009. Philippe Spanghero, 28 ans, décide donc de prendre les choses en main pour laver son nom.

Cet ancien joueur du Stade toulousain reconverti dans l'événementiel et le marketing sportif contacte d'abord les médias traditionnels. Mais il se heurte à un « barrage », à « un manque d'intérêt », raconte-t-il à la conférence Reputation War, le 17 janvier à Paris. Las, il mise alors sur les réseaux sociaux.

« C'était le dernier levier dont je disposais », insiste-t-il. Il lance alors un tweet pour rétablir la vérité.

« Grâce à mes contacts dans le monde du sport, j'ai eu rapidement près de 400 retweets. »

Mieux, « une véritable communauté s'est créée et a pris ma défense », face à des internautes parfois agressifs.

tweet

En quelques jours, il gagne « plus de 1.000 followers de qualité ». De quoi gagner enfin les faveurs des médias. Le Figaro, France Info et Europe 1 sont parmi les premiers à publier articles et chroniques sur le sujet. Lorsqu'on lui demande quelle a été la clé du succès, Philippe Spanghero n'hésite pas :

« Les réseaux sociaux ont permis de donner de l'humanité à cette affaire », en affichant publiquement le désarroi familial.

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Commentaires
a écrit le 28/03/2014 à 18:22 :
Il est clair que si tweeter n'existait pas, l'humanité serait peut-être morte... Et plus sérieusement, cette affaire a eu le mérite de bien montrer ce dont les industries de l'alimentaire étaient et SONT capables. Cuisiner soi-même est encore ce qu'il y a de plus sûr. Et pas forcément avec des produits trop chers. Quand à l'honneur, quelle importance..?? Des produits de qualité comptent plus.
a écrit le 28/03/2014 à 12:24 :
Respect Mr Spanghero.
a écrit le 28/03/2014 à 12:13 :
de la famille spangé , spangara ...sapanganibo...etc...
Autres choses plus importantes , qui , elles , comptent. Laissons les joueurs ...
Et retournons aux travailleurs , ceux-là seuls nous intéressent.
a écrit le 28/03/2014 à 11:17 :
vous parlez d'une affaire!... et puis d'abord la viande de cheval ce n'est ni le sang contaminé, ni la vache folle. Sinon bien content pour lui.
Réponse de le 30/03/2014 à 11:17 :
Vous en êtes certain? Rien ne le prouve. Quand on ne peux pas certifier qu'une vache n'est pas un cheval; comment peut 'on certifier qu'un cheval ovin n'est pas malade?

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