Paris se ligue avec Alibaba pour doper les ventes de produits français en Chine

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Alibaba  ne vend pas d'articles directement, mais dispose de plusieurs plateformes de ventes directes entre particuliers. (Photo: Reuters)
Alibaba ne vend pas d'articles directement, mais dispose de plusieurs plateformes de ventes directes entre particuliers. (Photo: Reuters) (Crédits : Reuters)
Un accord a été conclu vendredi entre le ministre français des Affaires étrangères et le président du géant chinois du commerce en ligne. Il prévoit des services privilégiés pour les entreprises françaises pendant trois ans.

La France s'allie avec le géant chinois des ventes en ligne pour renforcer la visibilité de ses produits. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en visite pendant quatre jours en Chine, a signé vendredi un protocole d'entente avec le président d'Alibaba, Jack Ma.

Inscription accélérée, services sur mesure et soutien marketing

Par cet accord, portant sur une durée de trois ans, le numéro un du commerce sur internet en Chine s'engage à accorder aux entreprises françaises "une procédure d'inscription accélérée" sur sa plateforme TMall, ainsi que des "services sur mesure" et un "soutien marketing" privilégié, d'après un communiqué commun.

Dès le 19 mai, le groupe devrait d'ailleurs lancer une campagne de promotion faisant la part belle à des marques déjà bien établies en Chine, telles l'Oréal et Clarins.

"Une excellente opportunité", selon Fabius

Deux organismes publics français, Ubifrance et l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII), apporteront leur secours aux sociétés désireuses de développer leurs ventes sur le marché chinois.

Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré:

"Ce protocole d'entente est une excellente opportunité pour que davantage de consommateurs chinois découvrent de nouvelles marques françaises, à travers un système de distribution moderne".

Jack Ma a de son côté commenté:

"Notre mission est de faciliter les affaires où qu'elles soient".

Plusieurs plateformes de transactions de particuliers à particuliers

Alibaba, créé en 1999 par cet ancien professeur d'anglais aujourd'hui surnommé le "Steve Jobs chinois", ne vend pas d'articles directement, mais dispose de plusieurs plateformes, dont Taobao et TMall, où les commerçants peuvent rentrer en relation avec des clients. Le groupe contrôle désormais 90% du marché chinois des transactions de particulier à particulier en ligne.

Alibaba se prépare par ailleurs à faire cette année ses premiers pas boursiers à New York. Les experts tablent sur une levée de fonds finale pouvant atteindre une quinzaine de milliards de dollars, ce qui en ferait l'une des plus grosses introductions en Bourse de l'histoire de Wall Street.

Un marché en plein essor

Fort de 620 millions d'internautes, le marché chinois des ventes en ligne est en plein essor.

En 2012, les Chinois ont dépensé l'équivalent de 200 milliards de dollars pour des achats sur internet. Les ventes en ligne devraient atteindre entre 420 et 650 milliards de dollars annuels d'ici à 2020, ce qui en ferait alors le premier marché mondial pour le commerce électronique, selon les prévisions du cabinet McKinsey.

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Commentaires
a écrit le 16/05/2014 à 20:12 :
Arretez un peu pour une fois qu'ils se bougent on va les feliciter.
Si ca peut aider c'est clair ce serait couillon de passer a cote.
Par contre il va falloir getter les contrefacons.
a écrit le 16/05/2014 à 16:34 :
Ah la douce France, qu'elle est fairplay la douce France.... déroule son plus beau tapis rouge pour le Premier Ministre chinois pour qu'il ouvre un peu son marché aux produits français et, après qu'il s'en va, Paris fait la politique pour doper les produits chinois en France !! on comprend mieux pourquoi le commerce extérieur français ne marche pas fort dans l'Empire du milieu, la politique de vouloir le beurre et l'argent du beurre est très mal vue en Orient.
Réponse de le 16/05/2014 à 17:44 :
Il vous faudra relire l'article, que vous avez semble t'il compris de travers. Alibaba est un revendeur chinois, et non français. Cette alliance vise donc à vendre des produits français en Chine, et non l'inverse. Ce qui est donc tout à fait cohérent avec ce qui s'est dit, lors de la venue du premier ministre chinois en France.
Réponse de le 16/05/2014 à 18:51 :
'zavez tout à fait raison, tintin, chuis saoule c vendredi quoi !!

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