L'arrachage temporaire à l'étude dans le vignoble de Cognac

Maxime Giraudeau
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vignes cognac
MG / La Tribune

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Après Bordeaux, Cognac sera-t-il le prochain vignoble français à s'engouffrer dans l'arrachage ? Le sujet n'est en tout cas plus tabou sur les bords de Charente. La ville a été le théâtre ce mardi 17 septembre d'une manifestation organisée par le milieu viticole pour protester contre les possibles surtaxes chinoises sur les spiritueux européens. En marge de ce rassemblement qui a mobilisé plus de 1.000 personnes, le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) a confirmé à La Tribune étudier très sérieusement cette possibilité.
« Nous souhaitons discuter d'un système d'arrachage volontaire, temporaire et autofinancé. Il s'agirait d'accorder un rendement plus important à ceux qui réduiront leur surface. Ce rendement plus favorable permettrait de couvrir les frais d'arrachage », expose Raphaël Delpech, directeur général du BNIC. Autrement dit, pas de prime pour les viticulteurs qui choisiront de réduire la voilure, contrairement au système en vigueur dans le bordelais. En théorie, les niveaux de production pourraient donc être maintenus. Voire augmentés à moyen terme puisque l'interprofession veut différer les droits de plantation acquis ces dernières années.
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Comme le cognac espère en réalité que les ventes puissent repartir, l'idée est ainsi d'alléger les coûts de production des exploitations qui ne parviennent plus à écouler leurs stocks tout en gardant la possibilité de produire en quantité si les exportations viennent à repartir. C'est donc un arrachage prudent qui se dessine. Mais voilà déjà une première réponse au déséquilibre entre offre et demande qui mine le vignoble. Ou comme l'illustre le directeur général : « Un système à mettre en place pour ne pas avoir à aller plus loin. »
Maxime Giraudeau