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Alimentation bio : le hors-domicile, débouché autrefois prometteur, déçoit

Photo de Giulietta Gamberini

Giulietta Gamberini

Publié le 13 juin 2024 à 16:25 - Mis à jour le 13 juin 2024 à 16:32

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Le marché bio de son ensemble stagne à 12.081 millions d'euros. Les volumes vendus baissent de 7%.

Le marché bio de son ensemble stagne à 12.081 millions d'euros. Les volumes vendus baissent de 7%.

Eric Gaillard

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Alors que la part de bio se maintient à 1% dans la restauration commerciale, dans celle collective elle recule d'un point par rapport à 2022, à 6%. Globalement, la part des dépenses alimentaires bio des Français se réduit légèrement. Et la surface agricole bio française baisse de 2% en 2023.

Pendant ces dernières années de crise du marché de l'alimentation bio, un débouché continuait de porter les espoirs du secteur : le hors domicile. En 2022, alors que la valeur des ventes du bio consommé à domicile baissait de 4,6% par rapport à l'année précédente, celle des ventes en restauration collective et commerciale augmentait respectivement de 18% et de 16%.

Lire: Restauration collective : une piste de débouché pour l'agriculture biologique ?

En 2023, ces attentes sont déçues. « Le hors-domicile n'a pas pris le relais », constatent la directrice et le président de l'Agence Bio, Laure Verdeau et Jean Verdier : « Dans les plateaux des cantines, la part de bio recule à 6% (contre 7% en 2022, ndlr), et au restaurant, elle se maintient à 1% », déplorent-ils. Les achats bio de la restauration collective et commerciale ne progressent plus que de, respectivement, 9% et 12%.

Une baisse de la part du bio dans les assiettes

Pourtant, selon la loi Egalim 1 de 2018, 50% des repas servis en restauration collective devraient compter 50% de produits de qualité et durables, dont au moins 20% de produits biologiques, déjà depuis le 1er janvier 2022. Et lors du dernier Salon International de l'Agriculture, le gouvernement s'est engagé à prendre le dossier en main. Mais « augmenter la part du bio à budget constant implique de travailler sur l'ensemble des coûts » : un travail que la majorité des cantines n'ont pas encore engagé, analyse Laure Verdier. De même pour la restauration commerciale : les résultats des actions de communication et de formation entreprises par l'Agence bio « ne pourront se manifester que sur le long terme », selon sa présidente.

À lire également

  • Agriculture bio: 15 millions d'euros de plus pour le fonds d'urgence, porté à 105 millions
  • Alimentation : « Il n'y a quasiment plus d'inflation sur les prix du bio » (Benoît Soury, Carrefour)
  • Alimentation : malgré la crise du bio, Biocoop croit en son modèle
  • Crise du bio : malgré son succès, le « fonds Avenir » sommé de se réinventer pour soutenir la filière

Résultat : dans un contexte où la valeur du bio à domicile, qui représente 91% de la consommation du bio, se stabilise, le marché bio dans son ensemble stagne à 12.081 millions d'euros (5 millions de plus qu'en 2022), malgré une inflation de l'alimentation bio de 7,7% (inférieure de 4 points à celle de l'ensemble des produits alimentaires). Les volumes vendus baissent donc de 7%. Encore plus mauvaise nouvelle : dans un contexte de baisse généralisée des dépenses alimentaires des Français, la part de celles allouées au bio se réduit, passant de 6% à 5,6%.

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Giulietta Gamberini

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