Restauration collective : une piste de débouché pour l’agriculture biologique ?
Amandine Ibled
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Les vaches laitières de la ferme bio de Samuel Bulot, à Prâlon, en Côte-d'Or
AMANDINE IBLED
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Les vaches laitières de la ferme bio de Samuel Bulot, à Prâlon, en Côte-d'Or
AMANDINE IBLED
À l'échelle communautaire, le « Pacte vert pour l'Europe » fixe un objectif de 25% de surfaces en agriculture biologique à atteindre en 2030. Pour l'heure, le marché bio français occupe la deuxième place du classement européen, juste derrière l'Allemagne. Toutefois, la réalité du marché a vite rattrapé ces ambitions. Depuis 2010, le gouvernement a incité de nombreux jeunes à s'installer en bio, sans forcément penser aux conséquences. La dotation jeune agriculteur (DJA) est une aide financée à 80% par l'Union européenne et 20% par l'État. Une aide qui s'arrête au bout de cinq ans.
Samuel Bulot, lui, est en deuxième partie de carrière, son bâtiment est remboursé et il vit en autosuffisance avec sa production de fourrage. L'agriculteur ne regrette pas son choix de conversion. En revanche, il s'inquiète pour les jeunes générations et pour les années à venir.
« Aujourd'hui, nous produisons trop de bio par rapport à la demande. Le pire serait que demain, il n'y ait plus assez de producteurs de lait bio », déplore-t-il.

Samuel Bulot, agriculteur éleveur possède une soixantaine de vaches laitières
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C'est à environ 15 minutes de Dijon, en Côte-d'Or, que Samuel Bulot, 50 ans, producteur de lait biologique, élève une cinquantaine de vaches. Son exploitation est autosuffisante : il produit les fourrages qui nourrissent son élevage.
Amandine Ibled