Avant la COP21, L’Oréal affiche de prudentes ambitions environnementales
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L'Oréal promet de teinter ses méthodes en vert. Le géant français des cosmétiques fait partie de ces grands groupes industriels français qui ont choisi d'exposer leurs engagements environnementaux en marge de la Conférence des nations unies sur le climat (COP21). Ce qu'il a fait ce 3 septembre lors d'une conférence au cours de laquelle il a rappelé ses engagements et fait de nouvelles promesses. Y étaient conviés le porte-voix du chef de l'Etat sur la question environnementale, Nicolas Hulot, ainsi que Christian de Perthuis, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine et fondateur de la chaire Economie du climat.
Ce dernier est même chargé par L'Oréal de présider un comité d'experts qui proposera une nouvelle mesure de l'impact carbone généré par le groupe. Lequel s'était déjà engagé à réduire le CO2 émis par ses usines et centrales, et en améliorant l'efficacité énergétique de ses activités au sein de ses sièges.
L'entreprise affirme avoir déjà réduit de 50% ses émissions depuis 2005, tout en ayant vu son activité croître de 22% en 10 ans. Il promet de réduire ce niveau (en valeur absolue) de 10 points de pourcentage supplémentaires d'ici les cinq prochaines années.
Ces ambitions étaient déjà inscrites dans le projet "Sharing beauty with all" ("partager la beauté avec tous") annoncé deux ans plus tôt. La nouveauté consiste non plus seulement à réduire les émissions de carbone mais à "générer des gains", en particulier chez les fournisseurs de matières premières des pays en développement. Au programme: lutte contre la désertification et agroforesterie.
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Il s'agira par exemple de soutenir, avec des ONG locales, des systèmes de gestion durable des productions de patchouli en Indonésie ou de quinoa en Bolivie (le son de cette céréale entre dans la composition de soins pour la peau). Ce type de projet visant au bout du compte à protéger, voire à recréer, des puits de carbone afin de retenir ce dernier et éviter qu'il ne s'échappe.
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