Cigarette électronique : la quasi totalité des liquides et chargeurs sont hors normes

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Selon le baromètre de l'Inpes paru en février, près de 3 millions de Français vapotent régulièrement, dont la moitié chaque jour.
Selon le baromètre de l'Inpes paru en février, près de 3 millions de Français vapotent régulièrement, dont la moitié chaque jour. (Crédits : © Mike Segar / Reuters)
90% des liquides présente un étiquetage non adapté à la composition du produit, révèle une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Et sur les 14 chargeurs analysés, neuf ont été déclaré dangeureux.

Elles représentent un marché de presque 400 millions d'euros en France... et pourtant, pour leur grande majorité, elles ne respectent pas la réglementation. Les cigarettes électroniques ont été passées au crible par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans une enquête publiée mardi 29 septembre. Il en est résulté qu'elles présentent de "nombreuses anomalies", notamment en matière de sécurité.

La présence ou le taux de nicotine en cause

Concernant les recharges de liquide, la campagne de vérification, réalisée en 2014, conclut en effet à l'existence de "nombreuses anomalies d'étiquetage", révèle un communiqué de la DGCCRF. Sur 110 analyses chimiques effectuées, la DGCCRF a relevé 90% de liquides non conformes, "l'étiquetage n'étant pas adapté à la composition du produit analysé", comme par exemple à propos de la présence ou du taux de nicotine. 6% de ces produits ont même été jugés "dangereux", car démunis d'étiquetage de danger voire de dispositif de fermeture de sécurité pour enfants.

(avec AFP)

Concernant les chargeurs, sur les 14 modèles analysés, "13 ont été déclarés non conformes dont neuf dangereux en raison des risques de choc électrique liés à un défaut d'isolation", ajoute la DGCCRF.

Plus de 56.000 retraits et/ou rappels de la commercialisation effectués

Cet organisme précise avoir procédé à "plus de 1.300 saisies de produits" non-conformes et dangereux et à "plus de 56.000 retraits et/ou rappels de la commercialisation". Des procédures contentieuses ont été établies parallèlement.

La DGCCRF indique être "en contact permanent avec les professionnels du secteur (fabricants, importateurs, distributeurs, buralistes, etc.) afin que la réglementation soit davantage respectée". Elle annonce qu'elle va "continuer ses enquêtes visant à contrôler ce secteur d'activité".

La France premier marché européen

Selon le baromètre de l'Inpes paru en février, près de 3 millions de Français vapotent régulièrement, dont la moitié chaque jour, faisant de la France le premier marché européen en nombre de vapoteurs, devant le Royaume-Uni.

Le marché de la cigarette électronique français pesait 395 millions d'euros en 2014, dont les deux tiers correspondent aux ventes de recharges liquides, selon une étude du groupe d'études de marché Xerfi publiée en juillet. Confiant sur le long terme pour les perspectives du secteur, Xerfi prévoit aussi une croissance moyenne du marché de 8% par an pour atteindre 450 millions d'euros en 2018.

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Commentaires
a écrit le 01/10/2015 à 5:29 :
Le rapport dénonçant les dangers de la e-cigarette ? "Une campagne pro-tabac" http://ln.is/sciencesetavenir.fr/0VurD … via @Sciences_Avenir
a écrit le 30/09/2015 à 19:49 :
Ne faites plus confiance à ces margoulins, cultivez votre herbe bio !
a écrit le 30/09/2015 à 17:24 :
Encore un marché "émergent" qui va faire pschitt! Et certains vont dire qu'on tue l'esprit d'entreprise!
a écrit le 30/09/2015 à 15:22 :
A l'heure de la concentration en cours des grands cigarettiers mondiaux, qui voit le nombre d'acteurs se réduire aux doigts d'une main, les fumoirs électroniques font office de pétards allumés qui menacent aussi l'extérieur. Ils sont tolérés car ils constituent un paliatif qui permettrait d'interdir totalement la cigarette tabac si ce n'était les recttes fiscales. Par la suite un fumeur sur deux dit qu'il cesserait de fumer si on lui demandait pour dangerosité de l'engin ou en lui proposant un patch de sevrage. On se demande pourquoi ce n'est pas fait. Peut-être pour protéger aussi la rente des bureaux de tabac le temps qu'ils se transforment en banques du pauvre. On ne sait pas encore où pouraient alors aller travailler les employés des banques qui auront fermé. Probablement dans des bureaux de tabac....

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