Cofarming : quand la "sharing economy" bouscule le monde agricole

L'agriculture peut reduire des maintenant ses emissions de ges
Pascal Rossignol

L'agriculture peut reduire des maintenant ses emissions de ges
Pascal Rossignol
Échanger des expériences et des compétences avec Agrifind, des données via Farmleap, voire des machines agricoles grâce à WeFarmUp ou des terrains dans Echangeparcelle... Dans le sillon de l'essor des AgriTech, l'économie collaborative perce aussi dans le secteur agricole. En France comme à l'étranger, une pluralité de plateformes y surgissent depuis quelques années proposant aux agriculteurs de nouveaux types de relations non seulement avec les consommateurs, mais aussi entre professionnels.
C'est peut-être pour cette raison que l'économie collaborative s'est dans l'agriculture imposée surtout sous la forme B2B, ajoute-t-il.
La récente crise du secteur en France y a d'ailleurs sans doute contribué :
La mise en réseau du matériel induit une chute de 40 % du capital investi et une baisse de 30 % des charges annuelles, confirme d'ailleurs une étude menée par WeFarmUp avec la coopérative agricole régionale Agro d'Oc et l'institut technique Arvalis auprès de 30 exploitations du Gers. D'une façon similaire, échanger des parcelles éloignées de l'exploitation permet de rationaliser les déplacements et ainsi d'en améliorer la rentabilité...
Sans compter que l'environnement B2B évite quelques-uns des obstacles réglementaires rencontrés par exemple par Airbnb: contrats, TVA, impôts, sont régis par les règles qui s'appliquent entre professionnels du secteur.
Mais alors, l'ubérisation ne guette-t-elle pas les anciennes formes de coopération? Laurent Barnède ne le pense pas :
À lire également
L'entrepreneur ne craint d'ailleurs pas non plus que l'essor de la «sharing economy» en agriculture aggrave le décalage entre pays du Nord et du Sud.