« La France est à la pointe en matière d'agriculture digitale » Paolin Pascot (La Ferme digitale)

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Paolin Pascot est le président de l'association La Ferme digitale.
Paolin Pascot est le président de l'association La Ferme digitale. (Crédits : DR)
[ SIA 2018 ] Forte de sa compétence en agronomie, mathématiques et ingénierie, la France compte nombre de startups leaders dans la révolution numérique de l'agriculture. Paolin Pascot, président de l'association La Ferme digitale qui les regroupe, appelle les pouvoirs publics et les investisseurs à les soutenir.

LA TRIBUNE - Comment se positionne la France face à la révolution numérique de l'agriculture ?

PAOLIN PASCOT - Grâce à mon activité, qui m'a amené à découvrir nombre d'écosystèmes agricoles à l'étranger, j'ai pu constater que la France est à la pointe en matière d'agriculture digitale. Le prestige de nos écoles agricoles, notre excellence en mathématiques comme en ingénierie sont les raisons de cette performance. Toutes les principales tendances de l'agtech sont explorées dans l'Hexagone et sont représentées dans notre association : le développement d'objets connectés pour améliorer la production, le traitement des données collectées, l'e-commerce, le financement collectif des exploitations. Et le secteur croît sensiblement : les salariés de l'ensemble des startups de La Ferme digitale sont passés de 35 il y a un an à 300 aujourd'hui. Dans leurs domaines respectifs, nombre d'entre elles occupent d'ailleurs une position de leader, au niveau européen voire mondial.

Mais la demande interne de ces produits et services est-elle présente ?

On l'oublie souvent, mais les agriculteurs sont la catégorie socioprofessionnelle la plus connectée. Chefs d'entreprise aux multiples casquettes, ils doivent accomplir de nombreuses tâches administratives en ligne ainsi que collecter les informations sur les facteurs extérieurs dont dépend leur activité, afin de prendre les bonnes décisions : météo, géopolitique, marchés... Seuls les plus âgés ont parfois du mal à se convertir au numérique, d'autant plus que quelques gros distributeurs ne les y encouragent pas, craignant l'indépendance et la transparence que cela implique.

Et à l'international, nos entreprises sont-elles compétitives ?

Plusieurs membres de La Ferme digitale sont déjà présents à l'étranger, du Maghreb à la Russie. Mais nos pépites de l'agtech n'exportent pas suffisamment leurs produits et services. D'une part, la nécessaire adaptation de leurs offres à des productions et à des marchés différents demande du temps et des investissements. D'autre part, elles rencontrent encore des difficultés à obtenir des financements. Alors qu'aux États-Unis, de nombreux investisseurs ont compris le potentiel de ce secteur, en France, les fonds qui s'y intéressent, tel Capagro, sont rares. Heureusement, des acteurs tels que Bpifrance tentent de faire de la pédagogie.

Êtes-vous suffisamment soutenus par les pouvoirs publics ?

Les politiques doivent encore intégrer le phénomène de la numérisation de l'agriculture dans leurs prises de décision dans ce domaine. Or les règles existantes constituent encore souvent un frein, alors que le métier d'agriculteur est le plus normé de France. L'innovation dans ce domaine doit aussi être promue. C'est pourquoi nous prônons la création d'un écosystème 100% agtech au sein de la French Tech, qui constituerait un symbole fort de son potentiel.

Comment la numérisation de l'agriculture s'articule-t-elle avec d'autres tendances censées répondre à la crise agricole, notamment le bio et les circuits courts ?

La crise agricole ne peut pas être adressée à travers une seule approche. Il faut se concentrer tant sur la dimension globale, plus axée sur les volumes, que sur celle, locale, orientée vers des niches précises, en recréant de la valeur à tous les étages. L'agtech peut aider les agriculteurs sur les deux fronts, en leur offrant tant la possibilité de se réunir pour être plus forts face aux marchés mondiaux, mais aussi de mieux répondre à la demande d'un client direct. Le numérique permet aussi aux agriculteurs conventionnels de mieux maîtriser l'utilisation de leurs intrants et à ceux, bio, d'échanger leurs meilleures pratiques. À La Ferme digitale, ces deux modèles sont d'ailleurs représentés.

L'essor du numérique implique-t-il un risque d'ubérisation en agriculture ?

Non, aucun acteur ne pourra jamais rafler tout le terrain en agriculture, puisque l'ancrage local des acteurs est incontournable. Il restera toujours une place pour les coopératives.

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a écrit le 23/02/2018 à 14:06 :
Pour moi , fils d'agriculteurs , j'ai toujours remarqué que les enfants de paysans étaient plus intelligents que les autres et ce n'est pas étonnant que l'on retrouve ces nouvelles start-up liées à la nouvelle agriculture développées par les enfants d'anciens agriculteurs et je pense que cela va devenir l'avenir des territoires français toujours en pointe au niveau de la sécurité alimentaire contrairement aux errements de l'ancienne FNSEA .
Réponse de le 24/02/2018 à 4:23 :
Ahhh la FNSEA, cette antiquité domaniale qui n'a jamais su prevoir et agir juste pour l'ensemble de nos producteurs, et pour cause!
a écrit le 23/02/2018 à 11:05 :
et tous ces mots, cela donne quoi en pratique ???????????
Réponse de le 23/02/2018 à 12:13 :
Du vent
Réponse de le 24/02/2018 à 4:32 :
C'est un nouveau monde, connectez-vous pour trouver la réponse.
Réponse de le 26/02/2018 à 9:16 :
Comment bien start-uper :
communiquer pour lever des fonds pour pouvoir recommuniquer et relever des fonds ... en profitant de stagiaires à bas cout pour developper des sites et des concepts farfelus.
0% production 100% communication

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