Colère et stupéfaction à l'Agence bio menacée de disparition
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En 2024, le chiffre d'affaires du bio a augmenté de 8% dans les circuits spécialisés, pour atteindre 4 milliards d'euros.
Reuters
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En 2024, le chiffre d'affaires du bio a augmenté de 8% dans les circuits spécialisés, pour atteindre 4 milliards d'euros.
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C'est un coup de massue pour le monde de l'agriculture biologique. Vendredi 17 janvier, le Sénat a adopté un amendement, porté par le sénateur LR de Haute-Loire Laurent Duplomb, supprimant l'Agence bio.
Créée en 2001, cette plateforme nationale chargée de la promotion et du développement de l'agriculture biologique « assure trois missions spécifiques », comme le rappelle son président, Jean Verdier : un observatoire du marché, la communication et pédagogie à destination du public », et la « structuration des filières au travers du fonds Avenir bio, doté de 18 millions d'euros ».
L'adoption de sa suppression s'inscrit dans « un objectif de diminution du nombre des opérateurs de l'État », explique l'amendement, soit une annulation de crédits à hauteur de 2,9 millions d'euros. Le texte précise néanmoins que, bien que l'opérateur soit ainsi supprimé, « ses missions (pourront) par exemple être reprises par FranceAgriMer ou réinternalisées par les services du ministère de l'Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt ».
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Et de justifier « cette rationalisation » par « la faible taille de l'opérateur, qui ne permet pas d'optimiser les ressources dédiées à sa gestion ». « Les missions de l'Agence bio, et notamment la gestion du fonds Avenir bio, continueraient toutefois à être assurées. Le soutien financier au bénéfice de l'agriculture biologique serait ainsi bien maintenu », insiste le texte.
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