En pleine transformation, Casino toujours en difficulté

Le groupe est passé cette année sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et Marc Ladreit de Lacharrière, adossés au fonds d'investissement Attestor.
STEPHANE MAHE

Le groupe est passé cette année sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et Marc Ladreit de Lacharrière, adossés au fonds d'investissement Attestor.
STEPHANE MAHE
Les difficultés continuent pour Casino, passé, cette année, sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et Marc Ladreit de Lacharrière, adossés au fonds d'investissement Attestor. Le groupe a enregistré un recul de ses ventes de 5,1%, à 2,1 milliards d'euros, au troisième trimestre.
Dans le détail de ses marques, Casino voit ses ventes chuter de 10,3% et de 6,1% pour Franprix. Cette dernière « poursuit la stratégie d'amélioration de son image prix, avec notamment un plan de baisse de prix sur une sélection de 150 produits les plus vendus en septembre », indique le groupe dans son communiqué.
Parmi les autres marques de proximité du groupe, seul Monoprix tire son épingle du jeu avec +0,1%, « reflétant ainsi le dynamisme des marques Monop et Naturalia et un retour à la croissance de Monoprix City, tirée par le non alimentaire », souligne le groupe, précisant que « Monoprix a continué de gagner des clients sur la période avec un trafic client en hausse de +1,8% ».
De son côté, CDiscount voit son chiffre d'affaires chuter de 12,7%. Le groupe se félicite toutefois de constater au troisième trimestre un retour à « une légère croissance » du volume total des ventes après deux années de transformation.
Des éléments positifs qui viennent conforter l'ambition de faire du groupe « un champion de la proximité », selon les mots de son directeur général, Philippe Pallazzi. Une stratégie - présentée le 14 novembre prochain -, qui s'illustre notamment par le choix de se séparer des hyper et supermarchés. Au total, 425 magasins ont été cédés depuis septembre 2023, dont 135 au troisième trimestre de cette année, selon le communiqué publié ce jeudi.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

En parallèle, un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a été annoncé fin avril et concernerait environ 3.000 postes supprimés selon les syndicats. Dans son communiqué, Casino précise que « ce nombre devrait se situer dans le haut de la fourchette initialement annoncée, mais (que) le nombre de licenciements sera sensiblement inférieur au nombre de postes supprimés ». Dans le détail, environ 400 seront concernés par des départs volontaires et 1.200 sont vacants, et donc ouverts au reclassement en interne.
L'examen de ce PSE par la justice a, pour la seconde fois, été reporté le 23 octobre dernier. Les avocats de Casino et des salariés avaient alors expliqué devant la Cour d'appel de Paris, qui a renvoyé l'audience au 13 novembre, avoir prévu de se réunir une nouvelle fois pour « finaliser le protocole », sollicitant ainsi un « dernier renvoi » de l'audience.
À lire également
Ce nouveau renvoi ne remet cependant pas en cause l'accord annoncé fin juin entre la nouvelle direction et le comité social et économique central (CSEC), qui est désormais « signé », avaient néanmoins assuré les avocats des deux parties. Cet « accord de principe » porte notamment sur l'indemnisation dite supra-légale et sur les congés de reclassement.
« Les tensions sur les raccordements ne seront pas un frein aux énergies renouvelables »(Cédric Boissier, Enedis)
Saint-Gobain touche le jackpot en Scandinavie pour se recentrer sur ses nouveaux marchés
Carburant : le gouvernement va « s'assurer » qu'une chute des cours soit « répercutée à la pompe »
Argiles du Velay, pierres de Rhône-Alpes : l'IGP européenne, bouclier du savoir-faire français