13.200 salariés, 246 entreprises… La région des Pays de la Loire a fait de l’industrie de la mode une filière clé. Mais la concurrence asiatique des ventes à bas coûts et 100% en ligne de l’ultra fast-fashion fragilise son modèle.Les géants de l'utra fast-fashion, qui se distinguent de la fast fashion par un modèle de vente exclusivement en ligne avec des prix toujours plus agressifs, grignotent une part croissante du marché mondial de la mode. À l'image du chinois Shein, désormais leader en volume de ventes en France. Les marques de prêt-à-porter tricolores tentent de suivre la cadence mais certaines sont dans la tourmente, comme San Marina, Naf Naf ou Pimkie.
Qu'en est-il dans les Pays de la Loire, le berceau historique de la mode où sont apparues les premières usines de chaussures en 1879 ? Aujourd'hui, cette filière représente près de 13.200 salariés répartis dans plus de 246 établissements, selon Solutions&co, l'agence régionale de développement économique. Il s'agit de la deuxième région française de la mode derrière l'Auvergne Rhône-Alpes. Le territoire abrite de grands noms du prêt-à-porter et de la maroquinerie de luxe : le groupe Eram né en 1932 dans le Maine-et-Loire, CWF (Vendée) qui est expert de la mode enfantine sous licences (Timberland, Chloé, Kenzo Kids,...)
La région accueille aussi la marque de luxe Longchamp qui emploie 900 salariés dans quatre ateliers de confection.« Nos activités se portent bien avec une belle progression sur les deux dernières années après avoir été fortement impactées par le Covid. Nous avons aujourd'hui de belles perspectives », indique David Burgel, le directeur Industriel lors d'un échange avec La Tribune. De par son positionnement haut de gamme, la marque assure ne pas être en difficulté face à la concurrence des marques de l'ultra fast-fashion.