Face à la crise, le secteur des spiritueux réclame des mesures de soutien

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(Crédits : KHAM)
La Fédération française des spiritueux (FFS) a demandé, ce mercredi 13 mai, à l'Etat des mesures pour surmonter la crise.

Zéro chiffre d'affaires dans les bars et restaurants fermés, recul des ventes en supermarchés, tourisme à l'arrêt : le secteur des spiritueux connaît une conjoncture délicate du fait de l'épidémie de coronavirus. Aussi, la Fédération française des spiritueux (FFS) demande, ce mercredi 13 mai à l'Etat des mesures pour surmonter la crise.

Déjà en "légère décroissance" avant l'épidémie de Covid-19, "la filière ne s'en sort pas bien", résume auprès de l'AFP le président de la FFS, Michel Gayraud. Des entreprises du secteur, composé à 90% de PME, sont "en très grande difficulté", dit-il, en particulier les plus dépendantes de l'hôtellerie-restauration, du tourisme lié aux visites de distilleries et de la vente directe.

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La grande distribution ne compense pas, avec des volumes en baisse de 4% sur un an, et de 8% du 23 mars au 19 avril, rapporte-t-il. Quant à l'export, "plus d'une entreprise sur quatre a subi une perte de plus de 40% de son chiffre d'affaires du fait du ralentissement du commerce international et des problèmes logistiques", précise la FFS dans un communiqué appelant à des "mesures spécifiques indispensables à la reprise économique".

Soutenir la consommation

Parmi elles, une exonération des charges patronales ainsi qu'une harmonisation "temporaire", à 10%, des taux de TVA pour les boissons et les aliments dans l'hôtellerie-restauration, a détaillé  auprès le trésorier de la FFS, Jean-Pierre Cointreau. La TVA s'appliquant aux boissons alcoolisées est normalement de 20%.

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La Fédération demande également une modification de la "mécanique de calcul" du seuil de revente à perte (majoré de 10% depuis la loi Alimentation), tenant compte de la fiscalité spécifique aux spiritueux, pour réduire l'"effet inflationniste pour le consommateur" et soutenir la consommation, ajoute-t-il.

La FFS plaide aussi pour que les entreprises de spiritueux soient intégrées au plan de soutien au tourisme préparé par le gouvernement, leurs sites de production attirant chaque année près de deux millions de visiteurs en métropole comme en Outre-mer.

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Commentaires
a écrit le 13/05/2020 à 19:23 :
Nonobstant les problèmes de santé (en même temps, on contamine rarement quelqu'un quand on est bourré), on a des leaders mondiaux dans ce secteur, qui rapportent des devises. Ce serait dommage de les laisser tomber !
a écrit le 13/05/2020 à 17:04 :
C'est pas Coluche qui disait que l'alcool devrait être obligatoire ? Ca ça aiderait la filière.
Il faut distiller tout ça, à défaut de le boire, hipps.
a écrit le 13/05/2020 à 17:03 :
Y a peut être d'autres priorités ?
L'alcool "fait" environ 40 000morts en France chaque année. Pour l'instant il est encore devant Covid 19. Est ce pour autant qu'on s'émeut et qu'on nous confine ?
La différence, c'est que le Covid19 coûte un "pognon de dingue", alors que l'alcool rapporte des milliards de taxes. Les morts sont accessoires, passés en pertes et profits.

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