L'Oréal échappe à la crise du luxe et affiche une légère croissance
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« On est globalement très satisfait de cette année », a déclaré à l'AFP le directeur général de L'Oréal.
Reuters
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« On est globalement très satisfait de cette année », a déclaré à l'AFP le directeur général de L'Oréal.
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Le géant français des cosmétiques L'Oréal a annoncé, ce jeudi, avoir réalisé un bénéfice net de 6,4 milliards d'euros en 2024, en hausse de 3,6 %. Le chiffre d'affaires annuel a, lui, progressé de 5,6 % à 43,48 milliards d'euros. « Compte tenu du contexte qui a quand même été pour le moins perturbé, on est globalement très satisfait de cette année », a déclaré à l'AFP le directeur général de L'Oréal Nicolas Hieronimus, en se félicitant de la marge d'exploitation « record » de 20 %.
Quant au dernier trimestre, le groupe a affiché des ventes en hausse de 2,5 % sur un an. S'il s'agit toujours d'une croissance, elle est plus faible qu'attendue. Un consensus d'analystes de LSEG anticipait, en effet, une croissance organique des ventes de 4,4 %.
S'ils restent bons, les comptes de l'entreprise ont été pénalisés par les ventes en Chine. En 2024, « on espérait tous un rebond du marché chinois. On s'est rendu compte assez rapidement dans l'année, mais particulièrement à la mi-année, que cet écosystème ne repartait pas », a expliqué Nicolas Hieronimus. Il a cependant évoqué une « très belle année en Europe » et « une belle année aux États-Unis » pour son groupe. Alors que les ventes en Asie du Nord reculent de 3,4 % sur un an à 10,3 milliards d'euros, le chiffre d'affaires de l'Europe progresse de 9,3 % à 14,2 milliards d'euros et celui de l'Amérique du Nord de 5,9 % à 11,8 milliards d'euros.
Par division, les ventes de produits grand public (Garnier, Maybelline...) sont en hausse de 5,3 % à 15,98 milliards d'euros avec une « année exceptionnelle » pour L'Oréal Paris, selon le communiqué. Dans cette division, la forte dynamique des ventes en Europe et dans les marchés émergents a contrebalancé les performances plus faibles en Chine et aux États-Unis. Le chiffre d'affaires de L'Oréal luxe (Lancôme, Yves Saint Laurent, Giorgio Armani...) progresse de 4,5 % à 15,59 milliards d'euros, tiré par l'Amérique du Nord. Les ventes de la division beauté dermatologique (La Roche-Posay, CeraVe, Vichy...) progressent de 9,3 % à 7 milliards d'euros et celles de la division des produits professionnels de 5 % à 4,89 milliards d'euros.
« On est en phase de conquêtes », a expliqué Nicolas Hieronimus. Conquêtes « géographiques où on mise beaucoup sur les pays émergents, mais on va aussi beaucoup investir sur le consommateur américain » ; « conquête de nouveaux consommateurs », « on va partir à l'offensive sur les hommes et sur les 60 ans et plus » et conquête de « nouvelles technologies », a-t-il précisé.
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Le groupe de cosmétique est l'un des rares à se projeter dans le luxe. Et pour cause, le secteur fait face à une crise. Avec une croissance nulle, 2024 est « la pire année depuis 2009 si l'on exclut la pandémie du Covid-19 », affirmait son analyste spécialiste du luxe, Charles-Louis Scotti, à La Tribune début janvier.
LVMH a notamment annoncé un bénéfice net en chute de 17 % sur l'année 2024, à 12,55 milliards d'euros. Une hémorragie qui s'est amplifiée par rapport au premier semestre où le groupe avait affiché une perte de 14 %. La rentabilité de l'entreprise a également diminué avec une marge opérationnelle courante de 23 % sur l'année, contre 26,5% en 2023. Une annonce qui a fait chuter le cours de la société de 5 % le 29 janvier, jour de la publication.
Et la digestion n'est pas terminée. « 2025 va encore être une année de digestion où nous attendons entre 2 et 4 % de croissance », rappelait encore Charles-Louis Scotti à La Tribune.
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Lors du conseil d'administration, Françoise Bettencourt Meyers a annoncé ne pas solliciter le renouvellement de son mandat d'administratrice et proposé que la holding familiale Téthys, représentée par son directeur général adjoint Alexandre Benais, rejoigne le conseil d'administration. Pour la remplacer à la vice-présidence du conseil d'administration, la famille Bettencourt Meyers a proposé la nomination de son fils Jean-Victor Meyers.
(Avec AFP)
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