Le Coq sportif assigné en justice par la Fédération française de Rugby
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Sur l'exercice 2023, le chiffre d'affaires du Coq sportif a fondu de 20 millions d'euros à 121,442 millions d'euros.
Le Coq Sportif
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Sur l'exercice 2023, le chiffre d'affaires du Coq sportif a fondu de 20 millions d'euros à 121,442 millions d'euros.
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L'étau se resserre pour Le Coq sportif. Ce mercredi, le président de la Fédération française de rugby, Florian Grill, a annoncé à l'AFP qu'il allait assigner en justice la marque française. Cette dernière était l'équipementier de la FFR depuis 2018, avant d'être remplacée par Adidas cette année. Contacté par l'AFP, Le Coq sportif n'avait pas réagi dans l'immédiat.
Dans le cadre de ce partenariat, « ils nous doivent 5,3 millions d'euros au titre de contrat de sponsoring, de royalties non-réglées, d'intérêts de retard », a détaillé Florian Grill.
Les représentants de la société sont donc convoqués le 27 septembre devant le Tribunal de Commerce de Paris. Comptant parmi les fournisseurs de la FFR depuis les années 1930, Le Coq sportif a notamment orné le maillot du XV de France de 1977 à 1986, avec deux Grand chelems à la clé (1977, 1981). A ensuite débuté une longue période de disette pour la marque française, qui a failli disparaître dans les années 1990 avant d'être rachetée en 2005 par la holding suisse Airesis.
Il s'agit d'un problème financier de plus pour la marque. Sur l'exercice 2023, le chiffre d'affaires du Coq sportif a fondu de 20 millions d'euros à 121,442 millions d'euros, associé à une perte de plus de 28,25 millions d'euros que la maison-mère, Airesis, a imputé à un repositionnement dans le secteur des chaussures. Elle a affiché une perte de 36 millions de francs suisses (37 millions d'euros) en 2023. Le cours d'Airesis coté à la Bourse suisse a même été suspendu quelques jours en juin après qu'elle n'ait pas respecté ses dates de publication de résultats de l'année.
Dans le même temps, depuis 2020, son cours de Bourse s'est effondré passant de 1,14 franc suisse par action en février 2020 à 31 centimes ce mercredi. En cause, des partenariats sportifs gourmands (Tour de France, équipe de France de rugby...), un positionnement hésitant entre le lifestyle et le sport, ou encore les difficultés à rentabiliser le made in France, pour cette entreprise qui a rouvert son usine de Romilly-sur-Seine, dans l'Aube, malgré la concurrence asiatique ultra-agressive.
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Pourtant, la maison-mère s'était voulue rassurante en juin dernier, expliquant que les fonds propres, de 68 millions de francs au 31 décembre 2023, « sont solides » et que la deuxième prolongation du délai était due à des « discussions importantes sur le déploiement de la marque à l'international et la valorisation associée ». Airesis soulignait aussi que « des transactions sont en cours de négociation et ne peuvent pas être annoncées pour le moment ».
« Aujourd'hui, toutes ces catégories fonctionnent extrêmement bien », a ajouté le dirigeant suisse, expliquant avoir une croissance sur le textile de 20 à 30% depuis les Jeux. « Qu'on attend même plus forte en 2025 ».
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Coup de chaud sur les JO
Choisi pour équiper la délégation française aux JO de Paris, en mai, Le Coq sportif a bénéficié d'un prêt de 2,9 millions d'euros du Comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024. Un coup de main dédié à « l'approvisionnement des équipements sportifs » pour la compétition, avait indiqué sa maison-mère dans un rapport financier révélé par le quotidien L'Equipe.
Le 12 juillet, le président du Comité olympique français (CNOSF) David Lappartient avait reconnu dans un entretien avec l'AFP qu'il se serait « bien passé de la crise » avec la marque.
(Avec AFP)
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