Le géant Unilever quitte la Russie
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Le géant britannique des produits d'hygiène, cosmétiques et alimentation Unilever a annoncé ce jeudi la cession de ses actifs en Russie.
Brendan McDermid
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Le géant britannique des produits d'hygiène, cosmétiques et alimentation Unilever a annoncé ce jeudi la cession de ses actifs en Russie.
Brendan McDermid
C'est officiel, Unilever quitte le marché russe. Le géant britannique des produits d'hygiène, cosmétiques et alimentation Unilever a annoncé ce jeudi la cession de ses actifs en Russie. Dans le détail, cette vente se fait au profit du groupe Arnest, le plus grand fabricant russe de cosmétiques, d'articles ménagers et d'emballages métalliques. Elle comprend ainsi « toutes les activités d'Unilever en Russie et ses quatre usines dans le pays », souligne le PDG du groupe, Hein Schumacher, dans un communiqué.
« Au cours de l'année écoulée, nous avons soigneusement préparé les activités d'Unilever en Russie en vue d'une vente potentielle », affirme le PDG, qui ne dévoile pas le montant de la transaction.
Selon Unilever, le marché russe représentait 1% dans son bénéfice net 2023 - en baisse de 15% à 6,5 milliards d'euros. La société, propriétaire de Dove, Knorr, Miko ou encore Magnum, affirmait employer environ 3.000 personnes en Russie, où elle continuait à fournir ses produits alimentaires et d'hygiène fabriqués localement.
Mais en juillet 2023, la société avait été ajoutée par l'Agence nationale ukrainienne pour la prévention de la corruption à la liste des « sponsors internationaux de la guerre », qui répertorie les entreprises maintenant leurs activités en Russie. Les multinationales de cette liste, où figurent aussi Mondelez ou Leroy-Merlin, sont accusées de financer l'effort de guerre russe en Ukraine via les impôts et taxes payés sur le territoire.
Après l'invasion russe, Unilever avait affirmé avoir suspendu « toutes les importations et exportations de et vers la Russie » ainsi que toutes les dépenses de publicité dans le pays, et ne plus y investir.
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Dans ses résultats annuels pour 2022, le groupe indiquait que 2% de son résultat net provenaient de Russie - sur un bénéfice net en hausse de 26% à 7,6 milliards d'euros. Selon une estimation de la Kyiv School of Economics en 2023, Unilever a payé au moins 331 millions de dollars (un peu plus de 300 millions d'euros) de taxes en 2022 en Russie.
Outre Unilever, des groupes et enseignes français comme Auchan, Yves Rocher, Bonduelle ou encore Leroy Merlin figurent sur la liste ukrainienne des « sponsors de guerre ». En juillet, un rapport de l'ONG Global Witness a aussi épinglé le Français TotalEnergies, commercialisant du gaz russe. Le géant énergétique s'est justifié en disant être liés par des contrats en cours, bien qu'il se soit retiré des partenariats russes après l'invasion de l'Ukraine l'année dernière.
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Le géant de l'agroalimentaire Danone a par ailleurs annoncé courant mai la cession de ses activités en Russie, où il s'était installé en 1992. Fin mars, le groupe français avait indiqué avoir obtenu les autorisations réglementaires russes requises pour céder à un homme d'affaires lié au dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov sa filiale, dont il avait déjà perdu le contrôle.
(Avec AFP)
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