Le Salon de l'agriculture à la recherche d'un apaisement incertain
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Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi 22 février.
REUTERS/Sarah Meyssonnier
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Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi 22 février.
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Il y a une semaine, la ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a exprimé très clairement son souhait : « Ce salon 2025 doit (...) être un moment de respiration, d'apaisement », déclarait Annie Genevard dans La Tribune Dimanche. Après le traumatisme de l'édition 2024, ouverte par le Président de la République au moment où les manifestations agricoles battaient leur plein, dans une ambiance chaotique et très tendue, le syndicat majoritaire, la FNSEA, « souhaite ardemment que cette année le Salon de l'agriculture se passe mieux », a aussi affirmé son président, Arnaud Rousseau, vendredi sur Franceinfo.
« (...) Accueillir (les Français, NDLR) dans un moment de convivialité pour déguster nos produits et voir nos animaux, ça nous paraît important », a expliqué Arnaud Rousseau sur Franceinfo.
À la veille du premier jour de ce traditionnel événement familial et populaire, rien n'assure toutefois que l'accalmie souhaitée sera au rendez-vous. À l'exception de l'enjeu des élections des Chambres d'agriculture, qui se sont tenues en janvier, la plupart des facteurs de tension qui avaient embrasé le salon l'année dernière, en effet, persistent.
Le reste de l'année 2024 a même été marqué par un enchaînement de fléaux pour l'agriculture française : épizooties, mauvaises conditions météorologiques, rendements catastrophiques... Et aux yeux du monde agricole, le bilan des réponses apportées par le gouvernement reste mitigé.
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Certes, comme le souligne Annie Genevard, les syndicats agricoles ont obtenu « un demi-milliard d'allègements de charges sociales et fiscales désormais validés budgétairement ; des indemnisations aux propriétaires de cheptels touchés par les épidémies et l'appui de l'État à la vaccination ; le soutien étatique aux agriculteurs rencontrant des difficultés de trésorerie grâce à des dispositifs de prêts ; des mesures de simplification de leurs démarches, comme le contrôle administratif unique ». Des victoires inattendues il y a douze mois, et arrachées malgré la période de restriction budgétaire.
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