Mercosur, taxes Trump : les vins de Bourgogne misent sur le marché brésilien
Amandine Ibled
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Domaine familial de Sangouard-Guy dans le Mâconnais (15 hectares)
Clémence Vandenbroucke
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Domaine familial de Sangouard-Guy dans le Mâconnais (15 hectares)
Clémence Vandenbroucke
« Entre 2023 et 2024, les exportations bourguignonnes vers le Brésil ont enregistré deux nouveaux records : une hausse de 17,5 % en volume par rapport à 2023 et de 22% en chiffres d'affaires par rapport à 2023 », note le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB). Ce qui représente près de 700 000 exportées. En particulier, les vins blancs, principalement issus de Chablis, représentent aujourd'hui 77 % du volume exporté vers ce marché, témoignant d'un attrait particulier pour cette couleur.
L'accord récent entre l'Union européenne et le Mercosur, permettant une réduction significative des taxes d'importation, constitue une étape clé pour renforcer la position des vins européens, dont ceux de Bourgogne, sur le marché brésilien. « C'est une baisse drastique des taxes qui nous freinait, souvent supérieures à 50 % » explique Clémence Vandenbroucke, gérante du petit domaine familial de Sangouard-Guyot, dans le Mâconnais (15 hectares). Aujourd'hui, le marché brésilien représente une part limitée de son activité, avec seulement deux palettes (environ 1400 bouteilles) exportées par an sur une production totale de 85 000 bouteilles. Ceci s'explique par un contrat exclusif avec un seul importateur brésilien.
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Pour d'autres vignerons, comme Joseph Drouhin, gérant de la Maison Drouhin, à Beaune, (100 hectares, 60 appellations, vendues dans 110 pays pour un chiffre d'affaires de 52 millions d'euros), le marché brésilien repose sur une relation de longue date avec un importateur fidèle, la société Mistral, active depuis le début des années 90. Joseph Drouhin souligne que « le marché brésilien, principalement à São Paulo, reste un marché de connaisseurs, avec une clientèle qui privilégie surtout les vins blancs comme le Chablis et les appellations de la Côte de Beaune ». Malgré un contexte de taxes élevées, le vigneron indique que « la baisse des taxes liée au Mercosur est une bonne nouvelle, car elle ouvre de nouvelles opportunités de vente et accélère la rotation des stocks ».
Amandine Ibled