Nestlé Waters: Maison Perrier pourrait sauver Perrier... même sans le site de Vergèze
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Maison Perrier représente déjà 48 % de la production après un repositionnement stratégique.
Reuters
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Maison Perrier représente déjà 48 % de la production après un repositionnement stratégique.
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Une première étape a été franchie. Le 3 juillet, Nestlé Waters, empêtré depuis 2024 dans un scandale concernant une fraude autour de certaines de ses eaux minérales « naturelles », a annoncé avoir retiré de son site de production du Perrier à Vergèze le système de microfiltration à 0,2 micron jugé non conforme par la préfecture du Gard, qui l'avait mis en demeure de le faire avant le 7 juillet.
L'entreprise a précisé l'avoir remplacé par un nouveau dispositif de microfiltration des eaux Perrier à 0,45 micron. Elle affirme aussi déposer aujourd'hui même « un nouveau dossier d'autorisation d'exploitation d'eau minérale naturelle », en vue d'une autre échéance encore plus sensible: le préfet doit en effet se prononcer avant le 7 août sur le droit de Nestlé Waters de continuer à produire du Perrier sous cette appellation.
Selon le géant des eaux minérales, ce dépôt d'un nouveau dossier, où il propose désormais de se « concentrer » sur ses « principaux forages », rallonge le délai de décision du préfet, qui doit à son tour se fonder sur une évaluation de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie. Mais il n'écarte pas la question qui hante Nestlé comme les syndicats et les autorités publiques (tant l'économie locale dépend de la production de Perrier) : que se passerait-il si l'autorisation n'était pas renouvelée ?
Il ne s'agit pas que d'une hypothèse théorique, notamment depuis que, le 9 avril, le directeur général de Nestlé, Laurent Freixe, a révélé devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire l'avis négatif rendu par des hydrogéologues sollicités par la préfecture du Gard sur l'exploitation future des cinq forages de Vergèze.
L'entreprise a d'ailleurs déjà commencé à prendre les devants. Dès 2022, elle a réalloué deux forages à la production de boissons aromatisées sans l'appellation d'« eau minérale naturelle », commercialisées sous une nouvelle marque, Maison Perrier, lancée au printemps 2024. Elle représente déjà 48 % de la production de Vergèze, selon un syndicaliste du site interrogé par La Tribune.
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