Pourquoi Cosmetic Valley recrute avec Brut
Guillaume Fischer
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La cosmétique recherche des profils pointus souvent captés par les industries de pointe et le High tech.
(Coesmetic Valley)
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La cosmétique recherche des profils pointus souvent captés par les industries de pointe et le High tech.
(Coesmetic Valley)
Annoncés en novembre 2023 en présence du ministre de l'Industrie Roland Lescure à l'occasion du Comité de la filière cosmétique, les projections de recrutement d'ici 2025 ont été rappelées le 20 juin dernier, au château de Chambord, lors du 30e anniversaire de Cosmetic Valley. Toutes tailles confondues, les quelque 6.300 entreprises françaises de la cosmétique de la région prévoient ainsi d'embaucher 30 000 nouveaux salariés d'ici deux ans pour accompagner une croissance qui ne faiblit pas.
Avec un chiffre d'affaires de 71 milliards d'euros réalisé en 2023 (+8%), cette industrie régionale est, de surcroît, le second contributeur à la balance commerciale de la France, après l'aéronautique, avec 23,4 milliards d'euros de recettes réalisées à l'export. Seul hic dans ce tableau positif, elle fait nettement moins rêver le 18-25 ans qui arrivent sur le marché du travail.
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Si les grands groupes type L'Oréal et Chanel continuent à attirer les nouveaux talents, la tâche est autrement plus ardue pour les PME et TPE de la cosmétique qui constituent l'immense majorité de la filière. Le secteur est ainsi largement distancé par l'industrie classique et le High-tech qui font le plein d'ingénieurs et recrutent les meilleurs profils. Conséquence, des chaînes de production sont fréquemment à l'arrêt chez les sous-traitants de cosmétiques, faute de main-d'œuvre. « Jugée souvent futile, la cosmétique souffre d'idées reçues et d'une mauvaise image chez les jeunes générations, remarque Soline Godet, directrice adjointe de Comestic Valley. Résultat, ils délaissent cette voie à la sortie de leurs études commerciale ou d'ingénieurs. Elle est pourtant une industrie à la fois innovante et responsable. Notre pari est de le leur démontrer concrètement ».
Guillaume Fischer