Salon de l'agriculture : la ministre sonne la « mobilisation générale »
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La ministre de l'Agriculture s'est également rendue au Salon de l'agriculture le 21 février.
REUTERS/Sarah Meyssonnier
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La ministre de l'Agriculture s'est également rendue au Salon de l'agriculture le 21 février.
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Face aux défis agricoles et aux tensions sur la souveraineté alimentaire, Annie Genevard veut un sursaut. Dimanche, au Salon de l'agriculture, la ministre a appelé à « sonner la mobilisation générale » pour renforcer la production française. « La France doit produire plus pour manger mieux », a-t-elle martelé. « Produire plus pour reconquérir l'assiette des Français, produire plus pour importer moins et garantir les standards de production que nous exigeons de nos paysans ».
« Produire plus pour pouvoir investir et ainsi produire mieux. Produire plus pour jouer dans la cour des grands alors que de nouveaux équilibres de la géopolitique agricole se dessinent », a poursuivi la ministre de l'Agriculture, aux côtés de son homologue marocain, Ahmed El Bouari, dont le pays est l'invité d'honneur du Salon.
« Dans ce moment de grand bouleversement de l'ordre international (...), la France doit affirmer sa souveraineté agricole comme un enjeu régalien et réarmer sa puissance alimentaire », a-t-elle souligné.
Tout en estimant qu'il est « un non-sens » d'opposer agriculture et environnement alors que les agriculteurs travaillent « avec la nature », Annie Genevard a dit se battre « chaque jour pour qu'on ne bride pas l'alimentation au nom de la planète, quand il n'y a aucun bénéfice objectif à ces entraves administratives ou réglementaires ». La ministre s'en est ensuite vigoureusement prise aux « idéologues » et aux « procureurs qui veulent s'en prendre aux paysans à tous les repas sans en avoir jamais vu, pour entretenir le fantasme d'une France agricole productiviste » et dit vouloir « tourner le dos aux partisans de la décroissance et du repli sur soi. »
« On invoque souvent la dette environnementale que nous pourrions laisser à nos enfants. Mais je ne veux pas non plus leur laisser une dette alimentaire », a encore affirmé Annie Genevard.
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Autant de déclarations qui ont suscité des applaudissements dans le public, largement composé de représentants du monde agricole (producteurs, interprofessions, syndicats, chambres d'agriculture...).
La veille, dans une ambiance plus détendue que l'année dernière, Emmanuel Macron a affirmé vouloir protéger l'agriculture française de la concurrence des produits étrangers et des taxes douanières américaines. Il a appelé à un « dialogue respectueux » avec les agriculteurs, qui ne peuvent être « la variable d'ajustement » du pouvoir d'achat et des accords commerciaux. Emmanuel Macron a assuré continuer de chercher une « minorité de blocage » au sein de l'Union européenne sur l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
Lors de sa déambulation parmi les plus de 1 400 exposants et 4 000 animaux, il a ensuite évoqué sa visite prévue lundi à Washington : « Entre alliés, on ne peut pas faire souffrir l'autre » avec des droits de douane. Il a dit vouloir aborder le sujet avec le président américain Donald Trump, qui menace régulièrement les pays européens de réaugmenter les taxes douanières, comme il l'avait fait au cours de son premier mandat. C'est au tour aujourd'hui du Premier ministre François Bayrou de se rendre au Salon, où plus de 600 000 visiteurs sont attendus sur neuf jours.
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(Avec AFP)
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