Bernard Krief renonce à Heuliez, relançant l'espoir turc
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Louis Petiet, le patron du groupe BKC (Bernard Krief Consultants), repreneur désigné par le tribunal de commerce en juillet de l'équipementier automobile Heuliez, a finalement accepté ce lundi de jeter l'éponge sous la pression du gouvernement.
Son renoncement doit permettre à l'homme d'affaires turc Alphan Manas, qui dirige le fonds d'investissement Brightwell de reprendre Heuliez à qui il pourrait apporter 20 millions d'euros. Un espoir pour ses 606 salariés.
BKC avait apporté un million d'euros et était devenu propriétaire d'Heuliez à hauteur de 80%. Mais la société n'a ensuite jamais apporté les 15 millions d'euros supplémentaires promis.
Le dossier est hautement politique : la région Poitou-Charentes, dirigée par la socialiste Ségolène Royal, se bat - elle a tenté de susciter l'intérêt d'un grand assureur mutualiste niortiais notamment la Macif, en vain - pour sauver Heuliez et lui a apporté 5 millions d'euros.
L'Etat est aussi mobilisé. L'activisme sur ce dossier du ministre de l'Industrie Christian Estrosi en témoigne.Le Fonds stratégique d'investissement (FSI), pourrait injecter 10 millions qu'il a également promis à condition d'être associé à un partenaire crédible, ce qui n'était pas le cas à ses yeux de BKC.
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Reste à savoir quel est l'avenir industriel et commercial d'Heuliez, qui est avant tout un carossier. Ses défenseurs assurent que ses débuts dans la voiture électrique dessinent la route qu'il doit suivre.
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