Renault : deux des cadres soupçonnés d'espionnage contestent leur licenciement

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Deux des trois cadres mis en cause dans l'affaire d'espionnage industriel chez Renault contestent juridiquement leur licenciement pour faute lourde. Michel Balthazard le fera auprès des prud'hommes et Bertrand Rochette déclare qu'il ira "jusqu'au bout". Une enquête préliminaire de police a été ouverte vendredi, selon le parquet de Paris.

Deux des cadres dirigeants soupçonnés d'espionnage chez Renault se défendent. Michel Balthazard a reçu sa lettre de licenciement pour faute lourde et décidé de la contester devant le conseil des prud'hommes. Tandis que Bertrand Rochette a exprimé sa volonté d'aller "jusqu'au bout " pour être "lavé" des accusations et "réintégré à cette entreprise ".

Le constructeur automobile, qui a porté plainte contre X dans cette affaire d'espionnage présumé, avait reçu mardi les trois salariés mis en cause pour un entretien préalable à licenciement pour faute lourde. La loi imposait ensuite à l'entreprise un délai de réflexion d'au moins 48 heures avant l'officialisation du licenciement.

"La lettre est arrivée. Le licenciement prend effet à réception du courrier", a déclaré dimanche Xavier Thouvenin, avocat de Michel Balthazard, ancien directeur de l'amont et des projets et membre du comité de direction du groupe. L'avocat a ajouté que Renault reprenait dans son courrier l'accusation de transfert d'informations stratégiques en échange de pots-de-vin, des faits que son client nie toujours "catégoriquement".

Il a précisé que, dans la lettre de licenciement, le constructeur dit avoir acquis la "conviction" que des informations ont été données. "Ils n'ont pas la certitude, c'est très différent", a souligné Xavier Thouvenin, avant d'ajouter qu'il allait saisir prochainement le conseil des Prud'hommes.

Thibault de Montbrial, avocat d'un autre cadre mis en cause, Matthieu Tenenbaum, directeur adjoint du programme véhicules électriques, a déclaré pour sa part que son client n'avait pas reçu sa lettre.

L'avocat du troisième, Bertrand Rochette, bras droit de Michel Balthazard, n'a pu être joint dans l'immédiat.

Une porte-parole de Renault s'est refusé à tout commentaire.

Le parquet a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête préliminaire de police sur l'espionnage industriel dont Renault se dit victime de la part d'une puissance étrangère. La procédure a été confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), spécialisée dans ces questions.

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Commentaires
a écrit le 23/01/2011 à 16:27 :
Nous devons avoir beaucoup de compassion pour ces 3 malheureuses victimes d'un dirigeant mégalomano-paranoïaque !
a écrit le 17/01/2011 à 8:02 :
Il faut les envoyer dans le camps de travail en Chine!
Réponse de le 17/01/2011 à 8:33 :
Et la présomption d'innocence ... Pour le moment on ne sait rien de cette affaire ...

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