Toyota dément tout intérêt pour l'usine PSA de Sevelnord

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Didier Leroy, PDG de Toyota Motor Europe, n'a aucune l'intention d'acheter l'usine française.

"Nous n'avons aucune intention d'acheter l'usine PSA de Sevelnord, ni de prendre une quelconque participation. Ce n'est pas du tout dans nos plans. Pas plus que de reprendre n'importe quelle autre usine", affirme catégoriquement à latribune.fr Dider Leroy, PDG de Toyota  Motor Europe. Cette réponse  coupe court aux rumeurs qui avaient circulé jusqu'ici. Les syndicats avaient indiqué récemment que le groupe automobile français serait en discussion avec le japonais Toyota pour une reprise de ce site, lequel produit aujourd'hui des utilitaires avec Fiat ainsi que des monospaces.

Les syndicats espèrent

"La seule certitude que nous avons, c'est que c'est un (groupe) asiatique", "suffisamment costaud" pour rendre le site "pérenne et faire des investissements conséquents", avait précisé à l'AFP Ludovic Bouvier, délégué CGT à Sevelnord. Ce dernier évoquait également Mitsubishi, mais ajoutait que le choix de Toyota était " plus que plausible". Le choix du nouveau partenaire devait même être officialisé en juin, selon lui.  Même analyse pour Jean-Pierre Delannoy, responsable CGT Métallurgie Nord/Pas-de-Calais. Ce dernier estimait qu'il s'agirait d'une "stratégie logique". "Toyota a tout un réseau d'équipementiers performants autour de son usine de Valenciennes", qui pourrait être utilisé par PSA.

PSA cherche un partenaire

Le constructeur français avait annoncé en mai dernier la fin de son partenariat avec Fiat, une décision prise à l'initiative du constructeur automobile italien et qui pose la question de l'avenir des 2.800 salariés de l'usine Sevelnord, créée au début des années 90. Cette usine d'assemblage implantée à Hordain, près de Valenciennes, fabrique les monospaces Peugeot 807, Citroën C8, ainsi que les utilitaires Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Fiat Scudo. Près de 80% des modèles produits le sont pour PSA et seulement 20% pour le groupe tuirnois. Frédéric Saint-Geours avait indiqué début mars être à la recherche d'un nouvel allié pour ce site.

Toyota, peu habitué à reprendre des usines

De son côté, Toyota produit depuis plus de 10 ans sa petite citadine Yaris dans son usine d'Onnaing, près de Valenciennes, à une trentaine de kilomètres de Sevelnord. Mais, traditionnellement, le groupe japonais préfère bâtir de nouvelles usines par lui-même plutôt que de reprendre des sites déjà en activité. Il ne l'a jamais fait, du moins en Europe. C'est une stratégie suivie par la presque totalité des groupes nippons.
 

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