Les ventes de camions Volvo calent

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Le constructeur de poids-lourds et de matériel de BTP AB Volvo (rien à voir avec les voitures de Volvo Cars) prévoit un début d'exercice 2013 difficile à cause du plongeon des commandes. Le groupe suédois (propriétaire des ex-camions de Renault) a enregistré l'année dernière un bénéfice net en forte chute.

Le constructeur de poids-lourds et de matériel de BTP AB Volvo (rien à voir avec les voitures de Volvo Cars, propriété de Geely) prévoit un début d'exercice 2013 difficile. Le groupe suédois a déjà enregistré sur les trois derniers mois de l'année un bénéfice net de 841 millions de couronnes (98 millions d'euros), près de six fois inférieur à celui de la même période de 2011. Le chiffre d'affaires a chuté au quatrième trimestre de 17%. "Le premier trimestre 2013 sera difficile du fait de la faiblesse des commandes dans beaucoup de marchés au quatrième trimestre", a prévenu le PDG Olof Persson, cité dans un communiqué. Les commandes ont fléchi partout à l'exception de l'Amérique du sud. "La rentabilité sera touchée par une faible utilisation des capacités de production, des dépenses élevées en recherche et développement et les coûts associés au lancement de nouveaux produits", a-t-il ajouté. Les immatriculations totales de poids-lourds (plus de 16 tonnes) ont plongé de 9,4% dans l'Union européenne à 214.000 unités l'an dernier.

Année 2012 en baisse

Sur l'ensemble de 2012, le groupe de Göteborg, propriétaire de Renault Trucks (l'ancienne activité camions du groupe au losange), a été bénéficiaire (en net) de 11,26 milliards de couronnes (1,3 milliard d'euros), soit 38% de moins qu'en 2011. Le chiffre d'affaires a reculé de 2%, à 303,6 milliards de couronnes (35 milliards d'euros).

Numéro un devant Daimler?

Le groupe suédois avait annoncé fin janvier avoir détrôné l'allemand Daimler de la première place mondiale des poids-lourds en intégrant le chinois Dongfeng, dont il veut acquérir 45% des parts moyennant 5,6 milliards de yuans (670 millions d'euros). Si la mise sur pied d'une co-entreprise en Chine avec Dongfeng est validée par les autorités chinoises, celle-ci permettra au groupe scandinave de s'implanter solidement en Chine. Le constructeur, qui vend sous les marques Renault, Mack, UD Trucks et Eicher ainsi que sous propre label, a vu Renault annoncer à la mi-décembre 2012 sa sortie de son capital, alors que le français était historiquement son actionnaire de référence. 

 

Une vieille activité

 

Au-delà de l'opération financière, cette cession de 6,5% du capital et 17,2% des droits de vote dans AB Volvo par Renault est symbolique. En 2001, Renault avait vendu ses poids-lourds au groupe scandinave en échange d'une prise de participation. Louis Schweitzer, alors PDG du groupe français, avait absolument tenu à être le premier actionnaire de AB Volvo (avec 21,7% du capital et 21,3% des droits de vote au périmètre d'octobre 2010), notamment pour avoir un droit de regard sur la façon dont le suédois allait gérer les... actifs français. Une participation, qui avait évité une trop lourde restructuration chez Renault Trucks, comme Louis Schweitzer nous l'avait alors avoué. Or, désormais, Renault n'aura plus son mot à dire sur son ancienne activité, issue de la fusion en 1978 des camions Saviem et Berliet, deux marques françaises historiques.

 

Réorganisation totale

Olof Persson, nouveau président du groupe suédois AB Volvo, a décrété une réorganisation de l'ensemble du groupe. Cette réorganisation remet à plat tous les organigrammes de Renault Trucks, qui perd totalement son autonomie. Quatorze mille salariés sont concernés. La nouvelle organisation impulsée par Göteborg, entraîne en effet un fort bouleversement. Le grand principe directeur est que le groupe passe d'une segmentation par marque à une structuration commerciale par aire géographique. Les marques commercialisées dépendent donc, hiérarchiquement, des directions des trois aires géographiques : l'Amérique, la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et l'Asie. Signe du malaise au sein de Renault Trucks: la firme a vu le départ de deux patrons en un an!

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a écrit le 06/02/2013 à 12:44 :
Les camions, diesel, j'imagine qu'ils bénéficient des dernières techniques de filtration de particules fines, vu qu'on stigmatise les véhicules des particuliers, le gasole étant cancérigène reconnu (sous forme de particules quand a brûlé).
A quand le transport des matières pondéreuses sur péniches ?
Réponse de le 06/02/2013 à 14:25 :
Stop à la manipulation, le diesel n'est pas plus cancérigène que l'essence, consomme beaucoup moins, plus de longévité moteur et beaucoup beaucoup plus de plaisir de conduite, vive le diesel!
Réponse de le 06/02/2013 à 14:34 :
Pour ca il faut des canaux ! Malheureusement il y en a tres peu et encore moins de canaux permettant les grosses barges !
une péniche style écluse Louis XIV = 90 % des canaux francais = 250 tonnes =5 camions.
Une barge rhénane 2013: 4000 tonnes = 160 camions.
Un train complet = 1600 tonnes = 60 camions
Meme le train ne peut pas concurrencer le camion . Ni sur le prix, ni sur la rapidité .

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