Usine en Chine : Renault attend le feu vert de Pékin dans les trois mois

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Renault Koleos en Chine. Copyright Renault
Renault Koleos en Chine. Copyright Renault
L'autorisation des pouvoirs publics chinois prend du retard. Renault attend maintenant un feu vert pour le deuxième trimestre de 2013. Le constructeur tricolore prévoit d'implanter enfin une usine en Chine avec Dongfeng.

Le projet d'implantation de Renault en Chine est dans la dernière ligne droite, mais il a encore pris du retard. "Nous attendons le feu vert définitif des autorités chinoises au deuxième trimestre 2013", nous indique ce mardi un porte-parole du constructeur français. L'autorisation était initialement attendue pour la fin du premier trimestre, selon ce qu'affirmait fin janvier le quotidien économique China Business News. Le constructeur tricolore doit ouvrir une usine avec le groupe chinois Dongfeng, déjà partenaire de Nissan (allié japonais de Renault) et de... PSA. Selon un document officiel sur le site du Bureau de protection de l'environnement de la province du Hubei, la future usine aura une capacité de 150.000 véhicules par an  moyennant un investissement de 7,2 milliards de yuans (870 millions d'euros).

Seul constructeur absent industriellement de Chine

Le site est prévu à Wuhan, la capitale de cette province, là où est traditionnellement installé le groupe Dongfeng et où est donc implanté également PSA. Le site doit produire des voitures de type 4x4 et des véhicules multi-usages, selon cette administration chinoise. Renault devrait aussi y fabriquer des véhicules électriques. "La Chine est une nouvelle frontière pour Renault'", expliquait Carlos Ghosn, son PDG, lors de la présentation des résultats financiers du groupe à la mi-février. "La croissance de Renault sera plus forte que celle de Nissan dans les prochaines années grâce (notamment) à la Chine où nous ferons plusieurs de dizaines de milliers de véhicules par an", ajoutait le dirigeant. Plus récemment, le PDG précisait que "la véritable percée de la voiture électrique se produira en Chine."

Le groupe tricolore est le seul grand constructeur auto mondial aujourd'hui à ne pas fabriquer de véhicules en Chine. Une lacune insolite. Renault ne fait qu'importer des véhicules sur place. Il y a écoulé 29.724 unités l'an dernier, essentiellement des 4x4 Koleos, qui représentent 80% du total. Le 4x4 Koleos est importé de Corée du sud, où Renault le fabrique, ainsi que la berline Latitude. Renault doit d'ailleurs rappeler actuellement les Koleos en Chine pour... des problèmes d'"airbags".

Négociations avec Dongfeng  depuis juin 2011

Les négociations avec le groupe Dongfeng avaient démarré en juin 2011. Le constructeur français avait annoncé alors son intention de produire des véhicules à partir 2014 sur place. L'accord aves Dongfeng a été finalement signé l'an dernier.  En 1993, Renault s'était déjà implanté en Chine pour y fabriquer l'utilitaire Trafic en version minibus. Mais l'expérience a tourné court, avec des volumes de fabrication dérisoires. Des projets pour fabriquer des Kangoo ont aussi été à l'ordre du jour, mais ne se sont pas concrétisés.

Avec 3,07 millions de véhicules vendus en 2012, Dongfeng (DFM) se classe au deuxième rang des groupes automobiles chinois, derrière Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC). Grand spécialiste des camions, Dongfeng fabrique des voitures Nissan, Peugeot, Citroën, Honda, Kia, ainsi que des Luxgen avec le taïwanais Yulon.  Dongfeng Nissan est sa co-entreprise la plus importante. 

 

 

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Commentaires
a écrit le 26/03/2013 à 15:16 :
Il faut d'abord que les tensions sino-japonaises se calment car l'allié Nissan de Renault n'est pas dans les petits papiers des autorités chinoises actuellement. La vue des nippons provoque le soulèvement de la Chine ...
a écrit le 26/03/2013 à 15:09 :
Rolls Royce n'a pas d'usine en Chine, mais elle semble y gagner beaucoup d'argent. C'est pas un modèle pour Renault ?
a écrit le 26/03/2013 à 12:44 :
Le constructeur tricolore Volkwagen est deja tres bien implante en Chine et fut un des premiers sur place .Un tricolore peut en cacher un autre.
a écrit le 26/03/2013 à 11:37 :
je m'interroge suite a cet article interressant , est ce le début pour renault de la découverte de la monnaie faible ? , de bénéfices si les produits sont revendus ailleurs qu'en chine ? , ou encore de produits qui seraient semi-fini et assemblé finalement ailleurs avec une qualités douteuse ? ou un des bénéfices sur le dos des chinois ? , car renault a déjà des usines dans cette partie du monde , alors je m'interroge sur ce choix ? , quand on voit les contre-façons de produits automobiles français là bas ( freins -courroies ect..) et qui arrivent chez nous avec a s'y méprendre avec un produit fabriqué ici , je doute que cela soit uniquement pour des raisons de vendre des automobiles a des chinois qui il est vrai le parc est en expansion considérable ces dernières années , mais si l'expérience intérieure chinoise ne marche pas on a déjà vu cela aux USA dans les années 80 , on pourra toujours maintenir l'usine et revendre en europe sans droits de douane , ajoutons que la chine impose lourdement des droits de douanes aux auto-importées d'Europe
Réponse de le 26/03/2013 à 12:15 :
"ajoutons que la chine impose lourdement des droits de douanes aux auto-importées d'Europe"
Voilà la réponse, ni plus, ni moins. Pour les pièces en provenance de Chine, ça fait longtemps que nombre de voitures (même allemandes) assemblées en Europe en "bénéficient". Mais comme sur l'étiquette du "Made in..." c'est le lieu d'assemblage qui compte et non l'origine des élément composant le véhicule, ça passe nickel et on est bien eus

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