Comme BMW, Mercedes veut construire une nouvelle usine en Amérique du nord

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Mercedes va saturer son usine d'Alabama. Il envisage un nouveau site de production outre-Atlantique. Audi et BMW ont aussi des projets.

Il y a vingt ans, presque jour pour jour, Mercedes (Daimler) prenait la décision d'implanter sa première usine de voitures nord-américaine, à Tuscaloosa (Alabama). Et, aujourd'hui, il récidive. Le constructeur de Stuttgart envisage en effet un nouveau site de production en Amérique du nord, affirme  Andreas Renschler, Directeur de la production du groupe allemand, qui fut le premier patron de Tuscaloosa.

Le constructeur à l'étoile va débuter la production des berlines de catégorie moyenne  Classe C en 2014 en Alabama,  puis d'un cinquième modèle en 2015. 1.400 emplois supplémentaires ont été créés pour ces deux véhicules. Du coup, son usine américaine approchera de ses capacités de production maximales. Le groupe a investi plus de quatre milliards de dollars  en Alabama. Tuscaloosa a démarré sa production en 1997 avec le 4x4 Mercedes ML, dont la qualité initiale fut d'ailleurs fort médiocre!

Augmenter la production hors d'Allemagne

Le site fabrique aujourd'hui les Mercedes ML, GL et R. Pour accroître ses volumes outre-Atlantique, Daimler aurait donc besoin d'une usine supplémentaire. Et ce, nonobstant l'éventuelle production au Mexique chez Nissan de modèles Mercedes compacts en association avec le japonais. Rappelons que Mercedes est rès présent dans les poids-lourds outre-Atlantique, où il est le numéro un du marché avec Freightliner !

« La part des voitures produites à l'étranger doit augmenter », souligne Andreas Renschler, car près de 80 % des véhicules sont vendus hors d'Allemagne, alors que le groupe produit encore près des deux tiers de ses modèles dans son pays d'origine.

BMW et Audi aussi sur les rangs

Mercedes a connu un mois de ventes record en septembre. Sur les neuf premiers mois de l'année, la firme à l'étoile a écoulé 1,06 million de voitures particulières (+10%) plus 73.900 micro-voitures Smart (-6,6%). Elle a même accru ses volumes en Europe (+7,3% à 496.700 unités, Smart comprises) grâce notamment aux nouvelles compactes Classe A. Aux Etats-Unis, ses ventes ont progressé  de 12,2% à 215.000.

Mercedes n'est pas le seul constructeur germanique de haut de gamme à miser sur les Etats-Unis, où leur part de  marché demeure d'ailleurs assez faible. BMW a ainsi accru les capacités de son site de Spartanburg (Caroline du sud) et songe aussi à construire une nouvelle usine dans la zone de libre-échange nord-américaine (ALENA). Ludwig Willisch, président de BMW of North America, a indiqué récemment que des discussions préliminaires avaient été entamées avec les « gouvernements locaux » au Mexique pour un tel site. Audi compte aussi s'installer  dans ce pays, où sa maison-père Volkswagen est très implantée.

Les français totalement absents

Si Toyota, Nissan, Honda, Hyundai-Kia et les allemands sont installés industriellement aux Etats-Unis depuis belle lurette, voire même Fiat qui produit des petites 500 au Mexique chez son partenaire Chrysler, les français brillent par leur absence. Renault avait pourtant racheté naguère le quatrième constructeur auto américain, AMC, dont le fleuron était la marque Jeep. La firme française a non seulement relancé Jeep, alors en perte de vitesse, mais a assemblé des R9 (Alliance) et R11 (Encore) sur place, tout en préparant une grande berline sur base de R25, la Premier.

Las, Raymond Lévy, alors PDG de la Régie, a revendu le tout en 1987 à Chrysler. Renault ne vend plus rien depuis cette époque aux Etats-Unis, le projet d'écouler des Espace à travers le réseau Nissan ayant été abandonné... Quant à PSA, il a vendu longtemps des voitures au compte-gouttes, notamment des 505 diesel aux taxis new-yorkais dans les années 80. PSA s'est retiré de ce marché sur la pointe des pieds au début des années 90. Pas glorieux, hélas.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2013 à 21:20 :
Une connivence anglo saxonne, rien d'autre, pas de quoi fouetter un chat.
a écrit le 07/10/2013 à 14:08 :
Et, aux USA, on ne veut pas leur imposer des écolo-taxes « CO2 ».
Virons les Verts avant qu?ils nous virent !
Réponse de le 07/10/2013 à 16:20 :
Il faut diminuer à tout prix le taux de CO2 dans l'atmosphere... Vu que les humains ne comprennent aujourd'hui que les mécanismes liés à l'argent, comment faire autrement ? Malheureusement, les gouvernements (chargés de l'ensemble des problèmes d'un pays) n'ont plus les mains libres face aux industriels et banquiers (chargés uniquement des revenus de leurs actionnaires ou de leurs propres revenus). Celà va bientot détruire la planète, sauf si les industriels et les banquiers en prennent conscience (mais comme ca ne concerne pas leur propre vie, je suis pessimiste !)
a écrit le 07/10/2013 à 13:08 :
Très belle réussite des constructeurs allemands, chapeau bas. Ils voudraient pas faire des voitures chez LVMH ou chez Pinault?

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