Nissan et Mitsubishi réfléchissent à une petite voiture électrique à bas prix

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La Nissan Dayz, un produit partagé avec MMC.
La Nissan Dayz, un produit partagé avec MMC. (Crédits : Reuters)
Les constructeurs japonais Nissan (allié de Renault) et Mitsubishi vont développer ensemble une mini-voiture électrique à bas coûts d'ici à 2016-2017, affirme ce lundi le journal économique Nikkei. La voiture pourrait être vendue l'équivalent de 10.800 euros au Japon.

Les constructeurs japonais Nissan, allié de Renault, et Mitsubishi vont développer ensemble une mini-voiture électrique à bas coûts d'ici à 2016-2017, affirme ce lundi le journal économique nippon Nikkei, généralement bien informé auprès des milieux d'affaires. Selon le quotidien, la voiture en préparation pourrait être vendue autour de 1,5 million de yens (10.800 euros) au Japon.

Démarrage très lent

L'Alliance Renault-Nissan, qui a investi 4 milliards d'euros dans l'électrique, recueille un succès très relatif avec ses véhicules "zéro émission", les volumes se situant fort en-deçà des objectifs escomptés. Le modèle le plus vendu est la berline compacte Nissan Leaf, dont 124.000 exemplaires ont été écoulés à peine dans le monde depuis son lancement en 2010. Renault commercialise pour sa part la petite Zoé et le Kangoo "ZE" utilitaire ainsi qu'une berline Fluence "ZE" vendue au compte-gouttes. Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan qui y avait beaucoup cru, est devenu beaucoup plus circonspect sur l'avenir du véhicule électrique à moyen terme.

Nissan assure certes que la Leaf est "la voiture électrique la plus vendue" au monde, mais concède qu'un manque d'infrastructures ralentit l'adoption de ce type de véhicules à l'autonomie réduite et qui nécessite un très long temps de recharge. Le prix est également un frein, pour des véhicules à l'utilisation limitée. D'où ce projet de mettre au point un véhicule plus abordable.

Mitsubishi a été lié à PSA

Mitsubishi Motors (MMC) a également de l'expérience, puisqu'il a été le premier à lancer une voiture électrique de série, en 2009. C'était la voiture électrique la moins onéreuse du marché japonais. La  i-MiEV est proposée au prix de 1,78 million de yens (12.900 euros), l'aide du gouvernement pour les "véhicules propres" déduite. Cette i-Miev a eu une carrière mondiale.

Elle a été notamment vendue sous les noms de Peugeot Ion et Citroën C-Zéro, du temps de la coopération entre PSA et le constructeur nippon. MMC en a livré 10.000 unités au Japon et 22.000 à l'étranger. Peugeot en a écoulé pour sa part 6.000 environ,  tout comme Citroën.

Une collaboration Renault-Nissan-Mitsubishi

Nissan et Mitsubishi Motors travaillent déjà ensemble dans plusieurs domaines. Ils ont lancé à travers une coentreprise appelée NMKV deux mini-véhicules (Dayz et Dayz Roox). Ces "midgets", uniquement vendus au Japon, sont fiscalement très favorisés. Les accords entre l'Alliance Renault-Nissan et MMC passés fin 2013 prévoient par ailleurs que Renault produira dans son usine coréenne de Busan une grande berline, qui devrait être la remplaçante de la grande berline Renault Samsung SM5 (nommée Renault Latitude en Europe). Et  ce véhicule sera exporté vers les Etats-Unis, ainsi que le Canada, sous la marque nippone... Mitsubishi.

Contactés par l'AFP, les deux groupes japonais ont confirmé "réfléchir au développement d'un modèle électrique" à partir de la Dayz. "Bien que notre objectif soit de lancer ce modèle le plus rapidement possible, les détails sur son développement et le calendrier de lancement seront annoncés ultérieurement", a assuré Nissan, dont Renault est le premier actionnaire avec 43,4% des parts.

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Commentaires
a écrit le 05/08/2014 à 13:32 :
Comment des constructeurs qui devraient être sérieux ont-ils pu commettre aire de tels erreurs de stratégie industrielle en fabricant des VE à si faible autonomie et dépenser autant de milliards? C'est de la gabegie.
a écrit le 05/08/2014 à 0:21 :
Bonne idée car l'électrique va de pair avec la petite taille et le prix bas avec le développement important de ces véhicules. Le développement de bornes de recharges solaires est important aussi (centre commerciaux etc). Et l'association des vendeurs de ces véhicules électriques avec les installateurs solaires et intéressant (Ford Sunpower etc). Surtout de solaire hybride (comme DualSun Fototherm, Systovi etc) permettant de capter près de 100% de l'énergie solaire reçue et fournissant part de chauffage élevée (plus de 50%), eau chaude (plus de 70%), ventilation, électricité pour habitat et véhicule etc. donc très vite amorti et efficace.
a écrit le 04/08/2014 à 23:53 :
Le probleme ? mais c'est un marketing minable comme d'habitude pour des Francais. la ZOE est pile dans la cible de meme que le Kangoo mais encore faut-il faire adherer : les 140-150 km d'autonomie reels suffisent largement a 98% des deplacements urbains et peri-urbains.
Apres 3 ans d'utilisation de mon Kangoo EV (nous en avons acquis un 2e) et 52 000 km, le benefice se fait sur le carburant c'est une evidence mais surtout sur l'entretien (plus circiuit de froidissement, admission d'air, circuit d'echappement, courroie de transmission, biele, piston, bougie.....) et dans 1 an, changement de batterie sous contrat. Je n'ai eu aucun probleme de panne. Rajoutez la satisfaction de ne pas enrichir des etats belliqueux et/ou soutenant l'islamisme ainsi que la satisfaction de pas empoisonner les poumons de VOS enfants.
Si le VE est une echec, pourquoi le succes de l'I3 en Allemagne, pourquoi la gamme vW et Audi en version hybride et EV ?
Pourquoi Tesla vient de faire passer son roadster de 350 a 500 km d'autonomie et compte faire passer son modele S a 800 km ? Qu'on me reponde, avec autre chose que des arguments de comptoir svp.
Réponse de le 05/08/2014 à 0:33 :
Le prix comme l'autonomie bloque souvent. Au plan mondial les ventes de véhicules électriques sont en forte hausse. Le prix en France et dans beaucoup de pays (Chine etc malgré les aides) est un problème. Donc un petit véhicule pas trop cher avec une bonne autonomie est intéressant. Le problème que je vois c'est surtout le développement de véhicules électriques encore trop lourds et pas assez efficients (Tesla 500 kg de batterie ! et Cx de 0,24 peut mieux faire !) Donc on utilise de la batterie abusivement en taille, volume et prix. Et le lithium a ses limites donc les évolutions (y compris d'habitudes) sont bienvenues tant sur les véhicules que sur les batteries et le recyclage. Je partage pleinement le point de vue plus en dessous de "Véhicules solaires et solaire dans l'automobile" car c'est effectivement une excellente approche pour les véhicules légers 2 à 4 places environ et çà a fait ses preuves techniques et d'autonomie, reste plus qu'à industrialiser et affronter les lobbies de l'énergie car çà ne consomme rien ou presque !
Réponse de le 05/08/2014 à 11:04 :
L'avantage de la voiture thermique, c'est sa polyvalence: Je peux l'utiliser en ville, mais aussi faire mille kilomètres dans une journée pour partir en vacances. La voiture éléctrique n'est utile qu'en ville, et pour cet usage exclusive on n'a à la limite pas besoin de voiture parce qu'on peut utiliser les transports.
a écrit le 04/08/2014 à 23:33 :
Je me demande pourquoi ces entreprises continuent à construire des voitures qui ne peuvent intéresser personne sauf les militants sans imagination : autonomie ridicule, recharge sur plusieurs heures, prix d'achat prohibitif, remplacement des batteries régulièrement ce qui rend ridicules les gains sur la recharge... Pendant ce temps d'autres plus discrets développent les véhicules à hydrogène : autonomie comme les voitures thermiques, recharges du même ordre et prix quasi identique ( nul besoin de collections de batteries en plus)
Réponse de le 05/08/2014 à 0:47 :
L'hydrogène est intéressant mais plutôt pour des véhicules lourds comme camions etc tant que les batteries ne sont pas optimales. Il n'y a pas de solution universelle. L'hydrogène pose un problème de rendement global, de transport, de points de recharges, de stockage et de sécurité, malgré les innovations (stockage etc). On a donc un problème systématique de rendement et de coûts qu'il est difficile de réduire de beaucoup. C'est donc une solutions mais pas universelle et l'électrique est aussi une voie très intéressante à suivre, sans parler des véhicules solaires légers comme j'ai vu ci-dessous qui sont super pour des 2 à 4 places (grande autonomie, pas de pollution directe, vitesse correcte, consommation proche de zéro etc). Pour les véhicules lourds (camions etc) le biogaz a aussi sont rôle à jouer car il se transfert plus facilement que l'hydrogène dans les réseau (l'hydrogène et les réseaux ne font pas bon ménage vue la petite taille des molécules d'H2 !). De plus un véhicule électrique peut se recharger à domicile, pour l'hydrogène c'est difficile à imaginer simplement. Donc l'hydrogène à une bonne part à jouer mais penser faire passer tous les véhicules à l'hydrogène ne serait pas le meilleur rendement possible, le meilleur coût, le plus simple, le plus pratique etc. C'est une combinaison de solutions selons les usages. Comparez biogaz et hydrogène par exemple sur tous les paramètres et vous verrez que pour des bus, camions de villes etc le biogaz a plein d'atouts pratiques. Bref, il faut opter pour les meilleures options selon les usages et lieux car le but est d'utiliser au mieux l'énergie.
a écrit le 04/08/2014 à 21:33 :
Très bon article et idée. L'important aussi est la légéreté du véhicule, un excellent aérodynamisme, une autonomie suffisante (200 km si possible), une recharge facile et un bon design externe et interne. Un retour de petites voitures très efficientes et qui plaisent à un prix acceptable serait en effet une très bonne chose surtout en électrique.
Réponse de le 05/08/2014 à 1:04 :
Très bonne remarque ! Les véhicules solaires légers 2 à 4 places sont effectivement ce qui se fait de plus efficace au plan énergétique actuellement et ce n'est pas près d'être dépassé. L'eVe Sunswift australienne 2 places a été officellement homologuée pour 500 km à plus de 100 km/h avec une seule charge et plus de 800 km en tenant compte du solaire et malgré que le plein rendement n'a pas encore été intégré à ce véhicule au plan solaire (çà va venir). La Stella Solar c'est de mémoire plus de 340 km de nuit avec une seule charge et plus de 730 km de jour avec le solaire à plus de 78 km/h pour l'instant car le but n'était pas le record de vitesse mais elle fait 140 km/h en pointe et compte 4 places confortables. La Solarwordl GT ou sa suivante la Suncruiser Solar 3 places a largement démontré aussi ces capacités techniques. Ce que je vois c'est que les producteurs d'énergie et le secteur auto voient d'un mauvais oeil l'arrivée de ces véhicules qui ne consomment rien la plupart du temps, ne nécessitent pas d'entretien important, n'ont que peu de batterie (20 à 60 kg maxi contre plus de 400 kg pour la Tesla la moins grande) ne nécessitent que très peu de bornes de recharge. Il y a aussi une question d'habitude du public à ces véhicules plus légers, plus bas (çà peut gêner un utilisateur de gros 4x4 avec d'énormes roues !). Mais sinon c'est vraiment une excellente option pour les véhicules légers et prouve que 700 à 1400 Wh reçu du solaire par m2 suffisent à faire rouler des véhicules de 2 à 4 places sur des centaines de km y compris de nuit vue leur efficience globale et avec une bonne vitesse.

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