Renault-Nissan : coup de frein sur les batteries ?

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La Nissan Leaf électrique ne recontre pas le succès espéré
La Nissan Leaf électrique ne recontre pas le succès espéré (Crédits : DR)
Nissan se prépare à réduire sa production de batteries, selon l'agence Reuters. Le projet, qui suscite une vive résistance au sein du constructeur japonais, passerait par un arrêt progressif de la production de batteries chez Nissan aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, se prépare à réduire l'activité de production de batteries, affirme ce lundi l'agence Reuters. Le projet, qui suscite une vive résistance au sein du constructeur automobile japonais, passerait par un arrêt progressif de la production de batteries chez Nissan aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, ainsi qu'une réduction de la production pour les batteries de prochaine génération, qui serait concentrée sur la troisième usine de batteries de Nissan, au Japon, la plus grande des trois, ont indiqué à Reuters deux sources de l'Alliance. Une décision sur les usines de Nissan à Sunderland, en Grande-Bretagne, et à Smyrna, dans le Tennessee, est attendue le mois prochain, affirme l'agence.

Nissan pourrait effectivement commencer à acheter des batteries électriques auprès du sud-coréen LG Chem, au-delà de son partenariat avec le japonais NEC Corp, a d'ailleurs reconnu lundi Carlos Ghosn. Nissan, dans le cadre de son alliance avec Renault, ne s'interdit pas de regarder d'autres fournisseurs comme LG ou d'autres, a poursuivi Carlos Ghosn. "On va avoir les deux, et on aura j'espère même plus", a-t-il assuré à Nantes, en marge des essais presse de la nouvelle Twingo III.

Nissan emboîterait alors le pas à Renault en se fournissant à son tour en batteries meilleur marché auprès du sud-coréen pour certains véhicules futurs, y compris des modèles fabriqués en Chine. "On a voulu être un leader de fabrication de batteries. Ça s'est avéré moins performant que ce qu'on avait prévu", assure un responsable sous couvert d'anonymat, ajoutant que Nissan a toujours entre six mois et un an de retard sur LG en termes de rapport prix-performance. "Renault préfère clairement poursuivre la voie d'un approvisionnement chez LG, et les ingénieurs de Nissan préféreraient clairement qu'il reste en interne", a déclaré une source.

Des ventes qui pourraient décoller... in fine

"On avait fixé 1,5 millions d'unités vendues en cumul pour Renault et Nissan d'ici à 2016, (un objectif qu')on a repoussé à l'horizon 2020",  reconnaissait en début d'année Carlos Ghosn. Le PDG de Renault et Nissan ajoutait: "on admet tous que le développement des ventes est plus lent qu'on ne le pensait, mais les chiffres continuent d'augmenter". A fin juillet, les deux partenaires avaient commercialisé dans le monde 176.000 véhicules électriques en cumul depuis le début du programme fin 2010 (45.800 pour Renault et 130.200 pour Nissan).

Le développement de bornes de recharge est évidemment la condition sine qua non d'un développement des ventes de véhicules "zéro émission". Nissan et Mitsubishi étudient d'ailleurs la faisabilité d'une voitures électrique à bas prix. Les immatriculations de voitures électriques en France ont certes rebondi en juillet-août à 1.109 unités. Mais pas assez pour... inverser la tendance à la baisse observée depuis le début de l'année. Le segment est en recul de 3,9% au cumul sur huit mois. La part de marché atteint à peine 0,5% dans l'Hexagone.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2014 à 9:52 :
chez renault ils avaient pas 100 ans d' avance sur les batteries et blablabla ? c' est bien ce que carlos ghosn et ses sbires nous ont tenus comme discours il n' y a pas 2 ans, lors de la fumante et rocambolesque histoire d' espionnage. des dizaines de milliards de recherche et dévellopement que cela avait couter !

ils devaient fabriqués les batteries à flins, ils ont même touchés des subventions pour cela.
encore de la fumisterie.. il m' intrigue ce carlos ghosn, comment peut-il tenir aussi longtemps en ne tenant aucun projet ni aucune promesse en terme de chiffre, rentabilité et produit ? une véritable énigme.
a écrit le 16/09/2014 à 9:21 :
bonjour nique la france ce pays de caucasse, hypoccrite, nique le made in france et vive les pays emergents. occident traitre et raciste allez donnez vos lecons a ceux qui veulent vous ecoutez donc les hypocrites et laissez ceux qui savent tranquil
a écrit le 15/09/2014 à 23:52 :
Pour faire des économies durablement et ne pas polluer il faudrait s’intéresser aux véhicules électro-solaires classe "Cruiser" 2/4 places, tb autonomie y compris de nuit, 10 fois moins de batterie que pour un EV classique, peu de bornes de recharges à prévoir, excellente efficacité énergétique : voir modèle commercial proche Swinburne Solar X, déjà autorisées sur route Stella Solar (4 places, 730 km charge pleine et 430 la nuit), transférable Sunswift Solar 2 places : 500 km à plus de 100 km/h avec une seule charge et 830 km avec solaire (test officiellement homologué par la FIA), Suncruiser Solar, Solarword GT (+ d'1 million de km par tous temps), Calgary Solar, Daedalus Solar, Tafe Sa, Solar Mobil Malindra, Midnight Sun XI Solar, Navitas Solar Purdue, Stanford Luminos etc. Efficacité sup. d'un facteur 12 comparé à un véhicule actuel (faible poids, tb aérodynamisme, rendement 98% des moteurs dans roues 1,5 KW, récup. d’énergie de plus de 80% au freinage, minimum de batterie, gestion efficiente de l'énergie, excellents Cx/Cd 0,07 au mieux comparé à 0,24 pour Tesla, coef. de roulement, 6 à 15 m2 solaire avec vitrages évent. 30% rendement actuel et + etc). Jonction en cours avec les véhicules électriques encore nettement moins efficients. Plus de 60 universités de pointe concernées dans le monde (Stanford, MIT, Eindhoven, Twente, Bochum, NSW Univ, Caltech, Calgary, Purdue, Malindra etc) + retombées technos.
Réponse de le 16/09/2014 à 5:31 :
Très bonne solution en effet. Dommage que les français n'ont pas encore de modèle 2 à 4 places sur la presque quinzaine désormais existant dans le monde, hormis les 2 déjà un peu anciens Venturi solaires de 2006 avec 2 modèles mais pas améliorés depuis. Tous les journalistes spécialisés qui ont essayé ont eue une très bonne opinion et semblent enthousiastes (confort, souplesse, absence de bruit, performances etc pour l'eVe Sunswift, la Stella Solar, la Suncruiser Solar etc). Eco Solar Breizh qui reçoit des soutiens techniques et financiers de Mines Paris Tech devrait peut être penser à proposer un modèle 2/4 places dès lors que ses monoplaces ont fait leurs preuves. Je compte les soutenir financièrement quand ils décideront d'un modèle 2/4 places, les fonds sont déductibles à 66% donc ils peuvent se bouger comme les australiens, néerlandais ou allemands. Il y a aussi une suédoise qui vient de réussir ses tests et pourtant il y a moins de soleil en Suède qu'en France ! Mais en France on préfère dépenser des bornes, des batteries etc avant de se faire dépasser par d'autres qui vont droit vers les bonnes solutions électro-solaires avec récupération d'énergie etc !
Réponse de le 16/09/2014 à 5:40 :
Très bonne solution en effet. Dommage que les français n'ont pas encore de modèle 2 à 4 places sur la presque quinzaine désormais existant dans le monde, hormis les 2 déjà un peu anciens Venturi solaires de 2006 avec 2 modèles mais pas améliorés depuis. Tous les journalistes spécialisés qui ont essayé ont eue une très bonne opinion et semblent enthousiastes (confort, souplesse, absence de bruit, performances etc pour l'eVe Sunswift, la Stella Solar, la Suncruiser Solar etc). Eco Solar Breizh qui reçoit des soutiens techniques et financiers de Mines Paris Tech devrait peut être penser à proposer un modèle 2/4 places dès lors que ses monoplaces ont fait leurs preuves. Je compte les soutenir financièrement quand ils décideront d'un modèle 2/4 places, les fonds sont déductibles à 66% donc ils peuvent se bouger comme les australiens, néerlandais ou allemands. Il y a aussi une suédoise qui vient de réussir ses tests et pourtant il y a moins de soleil en Suède qu'en France ! Mais en France on préfère dépenser pour des bornes de recharge, des batteries etc !
a écrit le 15/09/2014 à 23:17 :
les batteries ont une autonomie théorique déjà très faible mais en utilisation courante cette automie devient vite inexploitable .Contrairement à un réservoir de carburant on ne sait pas jauger la quantité disponible sensible au temps de recharge , à la température extérieure , à l' âge de la batterie . De plus si vous rentrez de nuit avec les phares et sous la pluie avec les essuie- glaces ... quid du désembuage , du chauffage . L'été , oubliez la clim !
Réponse de le 15/09/2014 à 23:58 :
Vous devriez tenir compte du fait que les batteries ont un bon potentiel d'évolutions d'une part que les conso externes (clim etc) impactent d'autre part aussi l'essence. Nous n'autions pas à intervenir en Irak, Syrie, Lybie etc si l'on n'utilisait plus le pétrole qui a des applications bien plus intelligentes et à haute valeur ajoutée souvent recyclables que la combustion à bas rendement dans des moteurs thermiques. Il faut aussi quelques 250 millions d'années dans des conditions spécifiques pour faire du pétrole, quel hyper mauvais rendement global !
a écrit le 15/09/2014 à 21:11 :
En même temps que cet aveux d'échec dans les batteries, Ghosn doit aussi assumer un cuisant échec des modèles Dacia Loggy, Logan MCV, et le Dokker ;
Il apparait de plus fort que la gestion de Ghosn est une gestion gribouille approximative, in finé foutraque ;
Bref tout sauf une bonne gestion si l'on ajoute le désastre Lada Avtovaz, en cours...
Réponse de le 16/09/2014 à 9:23 :
Et le succès de Dacia ? Renault remonte la pente, Nissan va bien. Chez vous, le verre est à moitié vide..
Réponse de le 25/09/2014 à 12:10 :
@Gribouille,
Analyse qui ne prend en compte les bonnes ventes des vl Dacia ?
Autant ne pas commenter
a écrit le 15/09/2014 à 20:27 :
Le pétrole est redevenu tellement bon marché, au dessous des 97 Dollars le Brent, 92 le WTI, que le pétrole reste la ressource la plus économiquement rentable. La théorie du pic oil tombe "un peu" à l'eau, car elle ne prenait pas en compte la réactivité du marché, à savoir une récession organisée maintenant les prix des matières premières à un niveau bas.
Réponse de le 15/09/2014 à 20:48 :
La récession organisée, il faut chercher loin pour y trouver un semblant d'organisation... Plus simplement Renault-Nissan comme d'autres constructeurs est face à un gros problème: autant faire un bon moteur thermique c'est très complexe, autant faire un moteur électrique acceptable est beaucoup, beaucoup plus simple et bien moins coûteux: forcément les voitures électriques à pas cher vont venir de Chine en masse et tout rafler. Alors diverses pistes, dont certaines sont axées sur la batterie et sa distribution ont été explorées. Et malheureusement le constructeur a raté la marche. Tesla continue le combat et investi à fond en ce moment même. Tout est encore à faire dans ce secteur, les positions sont mouvantes, rien n'est figé. Mais aujourd'hui aucun constructeur 'traditionnel' n'a encore intérêt à ce que la voiture électrique soit vendue en masse, le risque de voir partir le marché en Chine est bien trop fort.
Réponse de le 16/09/2014 à 0:03 :
Mouais a raison. Il faut faire attention au prix du pétrole car vus les sites de production (Lybie, Irak, Russie, etc) le prix peut rapidement redevenir tendu à nouveau
Réponse de le 16/09/2014 à 9:32 :
@Peak Oil
Le Peak Oil est une réalité et ce n'est pas parce que la croissance est en berne et que les prix sont à la baisse que le stock global de pétrole ne continu pas à diminuer.

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