Le site de composants Renault du Mans produira des châssis pour la future petite Nissan Micra, qui sera assemblée à Flins. Sandouville fabriquera des véhicules pour Fiat et GM. Une bouffée d'oxygène pour les usines tricolores.
Nissan arrive à la rescousse de Renault. Alors que sa production de véhicules a chuté de moitié en huit ans dans l'Hexagone, Renault annonce une bouffée d'oxygène pour le "made in France". "Fin 2016, l'usine de composants du Mans (Sarthe) produira les composants du châssis de la prochaine génération de Nissan Micra, ce qui augmentera l'activité du site d'environ 8%" affirme ce lundi le communiqué du groupe. Cette production "permettra d'approvisionner à 100% l'usine Renault de Flins (Yvelines) qui produira la future Nissan Micra à partir de 2016 avec un volume prévisionnel de 132 000 véhicules en année pleine". La Micra de prochaine génération est un petit véhicule qui devrait partager ses dessous avec la petite Renault Clio.
Des véhicules pour Fiat à Sandouville
Autre bonne nouvelle pour le "made in France", l'usine Renault de Sandouville (Seine maritime) va non seulement fabriquer des utilitaires Trafic pour la firme au losange, mais également des modèles dérivés pour Fiat à partir de 2016. Elle "devrait également produire des véhicules pour... General Motors", selon des sources internes du groupe français. Enfin, Renault pourrait également assembler à Sandouville un autre dérivé du Trafic - décidément ! - restylé et rebaptisé pour son partenaire japonais Nissan. De quoi doper la production et l'emploi.
Les décisions de Nissan, allié japonais de Renault qui détient 43,4% de son capital, mais aussi celle de Fiat, découlent de la signature de l'accord de compétitivité paraphé il y a un an et demi, qui permet de réduire notamment les coûts de 300 euros environ par véhicule. Le 13 mars 2013, Renault s'était engagé à produire un minimum de 710.000 véhicules en France à horizon 2016... Contre 506.000 en 2013. Ce qui devrait porter le taux d'utilisation global des sites français à plus de 85%, selon le constructeur. Après des années de dégringolade, la production de Renault en France a légèrement augmenté sur les six premiers mois de 2014 (+3,8%).
Des embauches promises en France
Pour passer d'une production de 506.000 voitures et utilitaires à peine dans l'Hexagone en 2013 aux 710.000 escomptées,"il y aura des embauches, forcément", a d'ailleurs déclaré, dimanche 14 septembre, Carlos Ghosn sur la radio Europe 1. Le PDG du groupe Renault prévoit ainsi des embauches sur le territoire français. Il n'a toutefois pas indiqué de chiffres, se contentant d'affirmer que "cela va dépendre beaucoup de la cadence avec laquelle (Renault) va monter". Carlos Ghosn a précisé: "je peux vous dire par exemple que l'usine de Flins va travailler à 50% pour Nissan".