"Toute discussion avec un repreneur potentiel, y compris Titan, est terminée". Le directeur des ressources humaines de Goodyear Dunlop Tires France, Jean-Philippe Cavaillé, l'a affirmé clairement jeudi 27 novembre sur les pages du Courrier Picard: l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord qui a fermé en janvier, avec 1.143 pertes d'emplois à la clef, n'aura donc pas de repreneur.
La décision, selon lui "définitive" et "irrévocable", concerne en premier lieu Titan, l'équipementier américain, qui s'est longtemps dit intéressé par la reprise de l'activité pneus agraires du site. Indiquant que l'échec final des discussions engagées était très récent, Jean-Philippe Cavaillé a expliqué:
Près de 330 salariés étaient susceptibles d'être embauchés par Titan et son PDG, Maurice Taylor. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, s'est entretenu avec Maurice Taylor et a convenu avec lui "d'examiner ensemble les obstacles à cette reprise", a fait savoir à l'AFP l'entourage du ministre dans la nuit de jeudi à vendredi.
Désormais, après la fin des discussions en vue de trouver une repreneur, "nous devons concentrer toute notre énergie pour trouver une solution pour chaque salarié", a déclaré le DRH. Emmanuel Macron doit prendre contact vendredi avec les dirigeants de Goodyear, ajoute l'AFP.
Aujourd'hui, 1.008 ex-salariés sont concernés par le congé de reclassement qui se termine en février 2015 alors qu'il y a quelques semaines, l'inspection du travail a invalidé le licenciement des 42 élus du personnel.
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La CGT a par ailleurs lancé plusieurs procédures juridiques: une action prud'homale pour invalider le motif de licenciement économique -audience le 22 janvier à Amiens- et une action de groupe aux Etats-Unis concernant les maladies professionnelles. Mais Goodyear ne souhaite pas communiquer à ce sujet.
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