Après Peugeot, Citroën signe son retour en Iran

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L'accord-cadre Citroën et SAIPA doit aboutir à un accord définitif avant la fin de l'année.
L'accord-cadre Citroën et SAIPA doit aboutir à un accord définitif avant la fin de l'année. (Crédits : PSA)
La marque automobile française veut faire son grand retour sur un marché où elle était historiquement bien installée. Elle produira sur place trois nouveaux modèles à travers une co-entreprise détenue à 50-50 avec le groupe iranien SAIPA, qu'elle avait contribué à fonder en 1966. L'investissement doit s'élever à 300 millions d'euros sur cinq ans.

Citroën s'est entendu avec SAIPA pour refonder son retour en Iran. Les représentats des marques Citroën, représenté par Jean-Christophe Quémard, Directeur de la Région Moyen-Orient et Afrique, et de SAIPA, mais également en présence du ministre iranien de l'industrie et de l'ambassadeur de France, ont signé un accord cadre ce jeudi.

Une usine déjà installée

L'accord prévoit la création d'une co-entreprise détenue à 50-50 par Citroën et SAIPA. L'investissement est de 300 millions d'euros sur cinq ans. La nouvelle entité installera son site de production à Kashan où se trouve actuellement une usine de SAIPA et qui a été inaugurée en 2010.

Citroën veut démarrer avec une intégration locale d'environ 40% et espère atteindre une proportion de 70% de sourcing à terme. L'usine est actuellement configurée sur une capacité de 180.000 à 200.000 voitures par an, mais Citroën table sur une production en vitesse de croisière de 150.000 voitures par an, à horizon 2021.

La marque aux chevrons prévoit de commercialiser 3 modèles dont un premier courant 2018, mais n'a pas souhaité précisé les modèles qui seront lancés. Il s'agira de modèles qui sont en vogue en Iran, mais également au Moyen-Orient puisque Citroën veut faire de sa coentreprise avec SAIPA une base exportatrice.

Une histoire prestigieuse de la marque

SAIPA était le candidat naturel pour accueillir une joint-venture de la marque française puisque c'est précisément Citroën qui a contribué à sa création en 1966. D'ailleurs à l'époque, la société s'appelait SAIPAC ou société anonyme iranienne d'automobiles Citroën. Le C a été retiré en 1975 ce qui a permis à SAIPA d'engager des partenariats avec d'autres marques étrangères sans pour autant couper les ponts avec Citroën. SAIPA a ainsi commercialisé la Xantia qui était considérée comme la voiture haut-de-gamme du pays avec 100% de part de segment. C'est cette histoire qui permet à Jean-Christophe Quémard de juger que Citroën bénéficie encore d'une excellente réputation en Iran.

Aujourd'hui SAIPA est une société indépendante, mais qui est minoritairement détenue (entre 15 et 20%) par Idro Group, le grand conglomérat d'Etat.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2016 à 6:17 :
En 1975, Xavier de La Chapelle entreprend de relancer la marque familiale du début siècle, les « Automobiles Stimula-De La Chapelle ».

En 1978 il présente au Salon international de l'automobile de Genève la Stimula 55 (en hommage à la marque familiale) après trois ans de développement. Cette voiture est inspirée des Roadsters Bugatti Type 55 créées en 1932 par Jean Bugatti et Ettore Bugatti. Il la fabrique en petite série1.

En 1979, la société commercialise les « Juniors de la Chapelle », des reproductions à l'échelle 6/10 de marques mythiques Bugatti Type 55, BMW 328 et Ferrari 330 P2 dont il commercialise plus de 1500 exemplaires dans le monde entier…

En 1990 la marque commercialise la version Tourer 2+2 de sa Stimula 55

En 1992 la marque commercialise L'Atalante 57S puis de la Grand Prix suivi d'un concept car produit à 3 exemplaires le De La Chapelle Parcours.

En 1996 est produite le Roadster De La Chapelle équipé de plusieurs motorisation du 2L 4 cylindres au 3L 6 cylindres, de 138 à plus de 250 ch. Le Roadster est dessiné par Bertrand Barré.
a écrit le 22/07/2016 à 21:57 :
La marque aux chevrons prévoit de commercialiser 3 modèles dont un premier courant 2018, mais n'a pas souhaité précisé les modèles qui seront lancés.

C'est triste de voir que dans un journal comme le votre, les journalistes ne savent plus écrire le français correctement.

n'a pas souhaité préciser. (Pour le journaliste : la règle apprise en 7 ème : si on peut dire prendre, c'est un infinitif)

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