Automobile : les équipementiers redoutent une « lente agonie »
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Les équipementiers automobiles s’attendent à payer au prix fort les difficultés des constructeurs, qui sont leurs donneurs d’ordres.
Reuters
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Les équipementiers automobiles s’attendent à payer au prix fort les difficultés des constructeurs, qui sont leurs donneurs d’ordres.
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Elle ne cache pas son pessimisme. La Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev) s'inquiète pour l'avenir de la filière. D'après l'organisation, qui représente environ 300 sociétés - soit près de la moitié des 57.000 emplois du segment des équipements automobiles -, celui-ci pourrait rapetisser ces prochaines années.
D'après la fédération, tous les voyants sont au rouge. La filière subit « de plein fouet » de nombreux « bouleversements », déplore-t-elle dans un communiqué. La Fiev évoque notamment la hausse du coût des matières premières, des transports comme de l'énergie, mais aussi la « transition complexe vers le 100% électrique en 2035 », ou encore l'agressivité des constructeurs chinois « sur la technologie des véhicules à batterie ».
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Pour sortir la tête de l'eau et échapper à une « agonie lente », la fédération appelle, à l'instar de Renault, à « assouplir » le calendrier européen de la transition vers l'électrique. Elle appelle à un report des objectifs de Bruxelles de diminution des émissions de CO2 pour les véhicules neufs vendus en 2025. A l'instar d'autres industriels, la Fiev considère que le recul des ventes de voitures électriques empêchera les constructeurs d'être dans les clous. Ce qui pourrait leur valoir de fortes amendes, dont, au bout du bout, les équipementiers feraient les frais.