La Bourse sanctionne fortement les déboires de l’automobile en Europe
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Un ouvrier sur la chaine de montage de volkswagen a wolfsburg
POOL New
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Un ouvrier sur la chaine de montage de volkswagen a wolfsburg
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L'état-major de Volkswagen se prépare à mettre ses menaces à exécution. Le groupe de Wolfsburg a résilié, ce mardi, un accord sur la garantie de l'emploi en Allemagne. Jamais la direction n'avait osé toucher à ce dispositif qui date de 1994, et dont la version actuelle courait jusqu'en 2029. Une manière, pour les dirigeants, de confirmer qu'il ne bluffaient pas en avertissant, la semaine dernière, qu'ils songeaient à fermer des usines outre-Rhin. Ce serait une première dans le pays - où le groupe emploi 300.000 personnes - depuis la création de l'entreprise en 1937.
Si la direction agite cette perspective, c'est que l'entreprise traverse une tempête commerciale, marquée par des ventes en berne, notamment dans l'électrique en Allemagne, et en Chine qui est son premier marché. Les investisseurs, eux, ne cachent pas leurs inquiétudes. Le titre a perdu 8%, à 89 euros, depuis le début du mois. Et il n'a cessé de baisser depuis la fin juin, avec un recul de près de 30%.
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Le premier constructeur européen n'est pas le seul, sur le Vieux Continent, à essuyer les foudres des investisseurs. Son compatriote BMW fait lui aussi grise mine, avec une trajectoire boursière similaire. Son titre a dégringolé depuis la fin du mois d'avril de près de 40%, à 70 euros. En plus de voir ses ventes dérailler en Chine, BMW vient de rappeler 1,5 million de véhicules et de geler ses livraisons après des défaillances de système de freinage.