Trop lourds, trop volumineux et bien souvent très chers, les SUV sont devenus un nouveau terrain d'affrontement politique. A tel point que ces Sport utility vehicule, encore peu présents il y a 20 ans, sont désormais cités dans les programmes aux élections européennes. La France insoumise (LFI) a ainsi proposé de « limiter la taille, le poids et les dimensions des SUV autorisés à la vente dans la réglementation européenne ». Et pour cause, ces véhicules émettent 20% de CO2 en plus qu'une berline de taille équivalente, d'après l'Agence internationale de l'énergie, à cause d'un poids supérieur de 300 kilos en moyenne et un aérodynamisme peu efficient.
Ces dernières années, le nombre de SUV a explosé en Europe. En septembre, 60% des voitures électriques vendues et 74% des hybrides rechargeables étaient des SUV. Ces gros véhicules représentent désormais plus de la moitié des ventes sur le Vieux continent et se propagent même sur les segments des petites voitures.
Jusqu'à cette année marquée par une stagnation. En effet, en avril, la part de marché des SUV est passée de 51,3% en 2023 à 51,1% en 2024, selon les chiffres du cabinet Jato Dynamics. « Les immatriculations de SUV n'ont augmenté que de 12% d'une année sur l'autre, à la traîne de la croissance du marché global sur la même période », en hausse de 13%. « Les données du mois d'avril indiquent que cette catégorie de voitures pourraient atteindre son apogée dans un avenir proche. »