BYD double Tesla en Europe et contourne les surtaxes douanières
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Le géant chinois des voitures électriques, BYD, dispose de sa propre flotte de navires.
Stephane Mahe
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Le géant chinois des voitures électriques, BYD, dispose de sa propre flotte de navires.
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Tout un symbole : BYD a doublé Tesla en Europe au mois de juillet. Le constructeur chinois a immatriculé 13 500 véhicules dans l'Union (plus la Suisse, la Norvège, le Royaume-Uni), selon les chiffres de l'Association des constructeurs européens (Acea) publiés ce jeudi. Contre à peine 8 800 unités pour la marque américaine. Il est vrai que BYD progresse de 225 %, quand le concurrent californien dégringole de 40 %, confirmant son déclin. BYD affiche d'ailleurs la plus forte hausse du marché, tandis que Tesla enregistre la plus grosse chute.
Au cumul, durant les sept premiers mois de l'année, BYD (84 400 immatriculations, +290 %) demeure toutefois encore en retard sur Tesla (119 000,-33 %). Mais pour peu de temps. En France, la firme aura augmenté de 210 % ses immatriculations en huit mois, à 7 500 unités, d'après un porte-parole. « C'est une réelle satisfaction de constater l'accueil favorable du marché français », estime Emmanuel Bret, directeur adjoint de BYD France, qui vient d'ouvrir un hall d'exposition, près de l'avenue des Champs-Élysées à Paris.
Le groupe de Shenzhen semble donc se moquer des surtaxes douanières imposées fin octobre 2024 aux véhicules électriques chinois par Bruxelles. Le constructeur, qui doit s'acquitter de 27 % de droits au total à l'entrée dans l'Union, a simplement choisi de changer provisoirement son fusil d'épaule. En se concentrant sur les hybrides rechargeables non surtaxés. Le modèle le plus vendu par BYD en France est ainsi le SUV Seal U DM-i hybride (34 490 euros), qui représente presque le tiers des ventes de la firme dans l'Hexagone. Le 2 septembre prochain, le constructeur lancera en Europe deux autres modèles hybrides, une berline Seal 6 et un dérivé break touring, lesquels seront présents en force au prochain Salon de l'auto de Munich (du 9 au 14 septembre).
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Mais cela ne l'empêche de continuer à vendre des électriques. Pour mieux attirer le chaland, BYD se permet même de faire des remises sur sa citadine Dolphin Surf électrique, malgré les surtaxes. Le comble. Ce modèle s'affiche jusqu'au 30 septembre à 18 990 euros. C'est l'un des modèles électriques les moins chers en France, avec la Dacia Spring, actuellement proposée à partir de 16 900 euros.