Chine : le patron de Dongfeng visé par une enquête pour corruption

 |   |  341  mots
Dongfeng Motor est le deuxième constructeur chinois avec 3,80 millions de véhicules écoulés l'an dernier (16% de parts de marché).
Dongfeng Motor est le deuxième constructeur chinois avec 3,80 millions de véhicules écoulés l'an dernier (16% de parts de marché). (Crédits : CHINA STRINGER NETWORK)
La Commission d'inspection disciplinaire, le gendarme du Parti, a annoncé que Zhu Fushou, directeur général du 2e constructeur automobile chinois et partenaire des français Renault et PSA, est "soupçonné de graves violations de la discipline", des termes qui désignent des faits de corruption.

Une enquête a été ouverte à l'encontre de Zhu Fushou, directeur général du constructeur automobile chinois Dongfeng, partenaire des français Renault et PSA, a annoncé lundi 2 novembre l'autorité chargée de la lutte anti-corruption.

Également vice-secrétaire du Parti communiste au sein du groupe, il est "soupçonné de graves violations de la discipline", a annoncé la Commission d'inspection disciplinaire, le gendarme du Parti. Cette formule est utilisée de façon routinière en Chine pour désigner des faits de corruption. Aucun détail n'était fourni dans le communiqué, constitué d'une ligne unique.  L'ouverture de l'enquête a été confirmée par un porte-parole de Dongfeng Motor Corp, qui n'a pas fourni plus de détails.

Dongfeng Motor est le deuxième constructeur chinois avec 3,8 millions de véhicules écoulés l'an dernier (16% de parts de marché). Le groupe a multiplié les coentreprises tous azimuts avec les japonais Nissan et Honda, les français Renault et PSA Peugeot Citroën, le sud-coréen Kia ainsi qu'avec le taïwanais Yulon. Il est par ailleurs actionnaire de PSA, étant rentré au capital de celui-ci l'an dernier à hauteur de 14%.

     | Lire PSA muscle son partenariat avec Dongfeng pour préparer l'avenir

Vaste campagne anticorruption

En décembre 2014, Ren Yong, un haut responsable du groupe et vice-président de la coentreprise de Dongfeng avec Nissan, avait déjà été placé sous enquête, lui aussi suspecté "d'infractions disciplinaires".

Alors que la campagne anticorruption, lancée tambour battant il y a deux ans par le président Xi Jinping, s'étend désormais aux entreprises étatiques, le secteur automobile, après celui du pétrole, n'est pas épargné.

Mi-mars, c'est Xu Jianyi, ex-président de FAW, le 3e constructeur automobile chinois, qui avait été épinglé. Suite à sa disgrâce, Xu Ping, qui présidait alors le conseil d'administration du groupe Dongfeng, avait été désigné président de FAW Group. Il avait été remplacé à son poste chez Dongfeng par Zhu Yanfeng, un ancien dirigeant de FAW.

(avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/11/2015 à 22:43 :
Dans 2/3 semaines , il va disparaître...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :